Projet d’établissement de l’IME Public Communal de la Roque d’Anthéron

 

Introduction

L’établissement est un Institut Médico Educatif Autonome Communal sur la commune de La Roque d’Anthéron qui compte 5 000 habitants, le bassin de vie avec la communauté d’agglomération fait 150 000 habitants.

Conformément aux préconisations de la loi du 2 janvier 2002, l’IME a pour vocation l’accueil de 109 enfants garçons et filles (89 places à l’IME, 20 places au SESSAD), adolescents et jeunes majeurs déficients intellectuels et avec des troubles associés de 6 à 20 ans, orientés par la MDPH, avec une prolongation possible grâce à l’amendement Creton.

Le Projet d'Etablissement de l'IME Le Colombier élaboré pour la période 2007 à 2011 était le premier de l'IME, il était fondé sur la règlementation, s'est illustré par le contenu, a été le guide de la conduite de l'établissement pendant la période 2007 à 2011, il a permis de fixer les bases légales du fonctionnement de l'Etablissement.

Durant cette période, l'évolution de la place de l'usager a été inscrite dans la mise en place concrète d'outils obligatoires comme :

  • le projet d'accompagnement personnalisé ;
  • le contrat de séjour et la convention pour la période d'observation.

Les Projets de service ont également été rédigés et appliqués, le rôle des instances a été favorisé.

Le Conseil de la Vie Sociale est véritablement une instance de consultation au service des usagers.

 Une analyse détaillée, et qualitative sur les besoins du public accueilli en février 2012, va permettre de proposer pour la période 2012 à 2016 une formalisation des objectifs et des actions à mener, en gardant comme priorité la prise en charge la plus adaptée.

La mise en exergue de l'identité "Public" de l'IME sera fixée dans le tableau des autorisations, établissant la capacité des places autorisées de l'IME entre 2012 et 2016.

Ce projet se concrétisera également par un projet architectural réaliste et réalisable.

L’ambition est de construire un projet d’établissement, de proposer les bases d’un travail d’analyse et de propositions nécessaires à la mise en place de manière cohérente et volontaire, d’une démarche globale visant à mobiliser les personnels dans un sens partagé, connu de tous et adapté aux besoins des enfants accueillis en fixant les perspectives pour la période 2012-2016.

La notion de projet d’établissement qui est l’essence même d’une stratégie, donne du sens à la vie d’un établissement où les enfants sont confiés à des professionnels spécialisés.

C’est dans cet esprit d’entreprendre que se situe la démarche du projet d’établissement qui suppose une réalisation en passant par quelques points clés.

Le projet d’établissement pour l’IME le Colombier public communal de la Roque d’Anthéron constitue un enjeu important, il doit permettre de construire l’avenir, à partir de missions précises, d’un état des lieux, d’un recentrage de l’activité par rapport aux besoins.

Pour réussir, une démarche méthodologique a été développée pour garantir le succès d’un tel projet. Le positionnement et la mobilisation des personnels sont restés les axes essentiels pour garantir et réussir à construire l’avenir de l’établissement.

Une analyse de fonctionnement de l’établissement est indispensable, le climat social au sein de l’établissement doit être évoqué. Il est nécessaire « d’informer, d’expliquer, de dialoguer et de convaincre » pour entretenir l’intérêt et la participation du personnel.

La préparation du Projet d’Etablissement passe obligatoirement par des observations sur le diagnostic de fonctionnement, en évaluant l’attractivité de l’établissement sur la période 2009-2011.

La mise en œuvre de ce projet d’établissement, fondée en partie sur le projet individualisé, pédagogique, éducatif, thérapeutique, s’articulera également autour des stratégies associées et orientations définies dans le SROSMS en faveur de l’enfance handicapée.

Les « Annexes XXIV », le décret n°56-284 du 9 mars 1956, modifié par les décrets n°88-423 du 22 avril 1988 et n°89-798 du 27 octobre 1989 déterminent les conditions techniques d’autorisation des établissements et des services prenant en charge des enfants et adolescents atteints de :

Déficiences intellectuelles ou inadaptées et de troubles associés (Annexe XXIV, décret du 27/10/89)

La publication des nouvelles « Annexes XXIV » au journal officiel du 31 octobre 1989 apporte des modifications importantes.

Parmi elles, il est noté la référence au projet pédagogique, éducatif et thérapeutique dans les textes, la précision des objectifs et les moyens mis en œuvre pour assurer la prise en charge des enfants et adolescents admis dans les établissements spécialisés.

Parallèlement à l’apport des textes, l’approche de la politique locale est à prendre en compte. Son objectif est une adéquation de l’offre et de la demande, qui a intégré le recensement des besoins.

Le SROSMS a apporté une approche plus qualitative, de recentrage sur les besoins et sur l’activité, le projet d’établissement de l’IME arrive donc à un moment propice pour véritablement positionner l’établissement et préparer son avenir.

S’il est la rencontre des différents projets « éducatif, thérapeutique, pédagogique », tout ce qui l’accompagne et l’entoure est lié à la volonté de fédérer les différents acteurs du secteur médico-social dans un réseau de partenariat où l’affirmation et la promotion du droit des enfants en situation de handicap deviennent l’expression d’une priorité.

L’élaboration du projet d’établissement s’inscrit dans une démarche prévue dans le cadre de missions précises définies par les textes, et il permet, après une analyse des besoins et un recensement des moyens, de définir pour une période de cinq ans, sous réserve d’être approuvé par l’Agence Régionale de Santé, les perspectives d’évolution de l’établissement.

Cette démarche pluriannuelle qui permet de traduire dans les faits des orientations majeures pour l’établissement, doit à la fois être révisable et en adéquation avec le SROSMS.

Finaliser et mettre en application le Projet d’Etablissement en 2012 avec pour démarche :

Une Phase d’Elaborationavec la mise en place d’Un Comité de pilotage chargé de travailler sur des axes prioritaires comme :

  • Les missions de l’IME Public Communal et son adéquation par rapport aux textes (annexes XXIV…, loi 2002, loi 2005) ;
  • Les effets du dernier projet d’établissement ;
  • La place de l’enfant et des familles dans l’institution,
  • La place de l’établissement dans son environnement ;
  • L’évolution des pratiques et des métiers ;
  • Les partenaires existants et à développer.

                                                                

Le Comité de Pilotage valide les travaux des groupes de travail portant sur le Projet Educatif, Pédagogique et Thérapeutique, c’est la véritable colonne vertébrale du Projet d’Etablissement, car si des projets de service existent, ils ne sont pas toujours formalisés.

Une Phase de Consultation : un consultant extérieur le CREAI PACA et Corse a permis de donner un avis objectif sur le fonctionnement de l’établissement et son évolution.

Une Phase de Réalisation entre Avril et novembre 2012,

Une phase d’évaluation chaque année sur 5 ans, cette phase est la plus délicate car elle engage l’avenir de l’établissement, suivant les recommandations de l’ANESM.

« Le réel n’est jamais ce qu’on pourrait croire, mais toujours ce qu’on aurait dû penser » Gaston Bachelard (1938) dans « la formation de l’esprit scientifique ».

 

Partie I : Présentation de l’établissement

L’Institut Médico Educatif « Le Colombier », boulevard JF. Kennedy, 13640 LA ROQUE D’ANTHERON est un Etablissement Public Autonome communal, depuis le 1er janvier 1990, il détient la personnalité morale de droit public.

1.1 Historique

L’IME le Colombier ouvre ses portes le 26 avril 1973. A son origine, l’établissement reçoit une autorisation de fonctionnement pour 72 places d’internat consacrées à des filles déficientes intellectuelles de 6 à 20 ans,

L’établissement bénéficie d’un positionnement géographique privilégié. Il est construit dans les bois du Pijoret au pied de la Chaîne des Côtes, de style provençal et implanté dans un parc de trois hectares entièrement clôturé. Il se situe à flanc de colline, dans la partie haute du village.

Toutes les structures (IME, SESSAD, CFA R FA), sont situées sur le même site géographique et bénéficient ainsi d’une implantation agréable, la surface totale des terrains pour l’IME de 3 hectares est la propriété de l’établissement.

Cette implantation dans le chef-lieu du département permet d’accueillir des enfants et adolescents de l’ensemble du département, mais également des départements limitrophes en particulier les départements 84, 04, 05, et le 83.

L’établissement bénéficie de la proximité immédiate du Centre Hospitalier d’Aix en Provence qui dispose d’un plateau technique important et du Centre Hospitalier Spécialisé Montperrin qui apporte les compétences nécessaire pour le suivi psychiatrique et pédopsychiatrique.

1.2 Statut et missions principales

Il s’agit d’un établissement public communal autonome dépendant du Ministère de la Santé et bénéficiant d’une convention de partenariat avec l’Éducation Nationale. Il est doté de la personnalité morale de droit public. Le Conseil d’Administration est présidé de droit par le Maire de la Commune qui peut déléguer cette fonction à l’un de ses adjoints. Monsieur Robert VILLEVIEILLE préside actuellement cette instance.

L’IME est dirigé par un directeur d’établissement social hors classe et l’équipe pluridisciplinaire compte 66 agents qui relèvent comme le directeur de la fonction hospitalière, l’établissement est soumis au contrôle du Comptable Publique du Trésor Public M 22 de Lambesc, sous la tutelle de l’ARS PACA..

Il fonctionne sous le mode de prix de journée versé par la sécurité sociale (Assurance Maladie), et relève juridiquement de la loi 2002-2 et des annexes XXIV. Le décret n°89-798 du 27 octobre 1989 fixe les conditions techniques d’autorisation.

La tutelle de l’établissement est exercée par l’Agence Régionale de Santé PACA qui arrête chaque année le prix de journée de l’établissement, et par son service, la Direction Territoriale des Bouches du Rhône qui exerce le contrôle de légalité.

C’est un établissement médico-social au sens de l’article 15 de la Loi 2002-2 du 2 janvier 2002.

1.2.1 Zone d’intervention et activité.

À ce jour, l’Établissement Public reçoit 109 enfants (89 en IME avec 30 places d’internat mixte, 59 places de semi internat, 20 en SESSAD), filles et garçons déficients intellectuels, Troubles du Spectre de l’Autisme (TSA), originaires des départements des Bouches du Rhône, Vaucluse, Var, du 05 et du 04.

1.2.2 L’affirmation des missions premières

Les missions et objectifs généraux seront rappelés, et une démarche diagnostic préalable est envisagée pour permettre la construction du projet d’établissement.

L’institut Médico Educatif Public Autonome a pour mission d’accueillir des enfants, adolescents et jeunes majeurs déficients intellectuels de 6 à 20 ans avec prolongation grâce à l’amendement Creton. Les admissions sont prononcées par le directeur après orientation et notification par la MDPH, suite à l’intervention, l’étude, et avis de la commission d’admission.

L’IME organise une prise en charge individuelle pour chaque enfant, basée sur des activités éducatives reposant sur des activités de vie en société, d’hygiène, des activités physiques, artistiques, des ateliers techniques et de préapprentissages ; des activités pédagogiques portant sur l’apprentissage du langage, de l’écriture, de la lecture, du calcul et des activités d’éveil ; des activités thérapeutiques visant les observations, examens, bilans et rééducation en psychomotricité, en orthophonie, en soins infirmiers, un soutien psychologique et psychiatrique.

Pour les adolescents de la section d’initiation et de première formation professionnelle (SIPFP), le nombre et la diversité des stages permettent des intégrations en apprentissage rapide et un suivi efficace du fait de la situation de l’établissement dans la commune de la Roque d’Anthéron.

L’environnement et les espaces verts permettent des activités sportives et la détente des enfants, un éducateur spécialisé responsable du sport adapté est particulièrement avantagé dans son activité, car il bénéficie au sein de l’établissement d’un terrain de sport, d’un gymnase avec mur d’escalade, et des équipements sportifs de la ville (terrain de tennis, rugby, football…),

 

1.2.3 Synthèse des valeurs de l’établissement

  • Nos valeurs sont en cohérence avec le projet d’établissement
  • Des lois régissent nos intentions, nos références professionnelles
  • Nos missions sont appliquées, analysées en fonction des bonnes pratiques et d’une démarche qualité (en référence à l’ANESM)

L’objectif est le renforcement du service public médico social en réaffirmant :

  • Le principe de continuité (principe fondamental de valeur constitutionnelle)
  • Le principe de mutabilité (activité d’intérêt général à satisfaire au mieux) 
  • Le principe d’égalité (idée de neutralité et de laïcité du service public) 
  • Le principe de spécialité (s’en tenir à l’exercice de la mission)

La loi 2002-2 du 2 janvier 2002 qui a réformé la loi du 30 juin 1975 a permis de développer 4 axes :

  • L’affirmation des droits des usagers du secteur social et médico-social (charte de la personne accueillie, règlement intérieur, contrat de séjour, projet d’établissement, conseil de la vie sociale)
  • Une meilleure définition et un élargissement des missions de l’action sociale médico sociale et médico éducative 
  • La mise en œuvre d’un véritable programme médico social et médico éducatif efficace par l’instauration des schémas (des régimes d’autorisation)
  • Une réelle coordination entre les décideurs : coopérations à développer, à renforcer, démarche d’évaluation (référentiels…)

1.2.4 Le public accueilli

Analyse de la provenance géographique :

 

Au niveau de l’IME, les enfants sont domiciliés en majorité à moins de 30 kms, sauf pour l’internat, l’enfant le plus éloigné habite à 75 kms de l’établissement.

Au niveau du SESSAD, la majorité des enfants dont la prise en charge est réalisée par ce service réside à moins de 15 kms.

Au total, nous prenons en charge 81 % d’enfants provenant du département.

Analyse de la moyenne d’âge :

 

Au niveau de l’IME, la moyenne d’âge est élevée en 2011, elle est de 15 ans. La durée de séjour est en moyenne de 4 ans.

La deuxième constatation est la longueur des séjours des enfants entre 4 et 5 ans dans l’établissement. Cela ne favorise pas toujours l’admission de jeunes enfants plus fragiles par rapport à de jeunes adolescents déjà habitués à l’institution.

Au niveau du SESSAD, la moyenne d’âge est conforme à l’agrément, en 2011 elle est de 9 ans. La durée de séjour est en moyenne de 2 ans.

Analyse de la représentation des déficiences et troubles associés :

 

.

L’établissement accueille une population d’enfants avec des pathologies de plus en plus lourdes, 78% des enfants ont une déficience intellectuelle « moyenne et sévère » ; 59 % des jeunes ont des troubles psychologiques et/ou psychiatriques qui nécessitent une prise en charge spécialisée.

Nous allons proposer la création d’une deuxième unité pour les enfants ayant des troubles du spectre autistique « TSA » et nous devrons également augmenter l’encadrement spécialisé autour des jeunes, le recrutement d’Aide Médico Psychologique et d’Aide Soignant pourrait nous permettre de mieux répondre à la médicalisation de ses unités, et d’une infirmière spécialisée en psychiatrie.

 

 

 

Analyse de l’environnement social et familial :

 

Chez certain enfants plusieurs des facteurs s’interfèrent :

Troubles mentaux ou psychologique dans la famille           32% ;

Carences affectives éducatives sociales et culturelles       33% ;

Evènement entrainant la rupture des liens affectifs             3% ;

Contexte familial particulier                                                 5%.

Plus de 73% des familles ont des difficultés, il est nécessaire de travailler et de soutenir l’aide à la parentalité. Plus de 10% des enfants bénéficient d’une mesure d’Aide Sociale à l’enfance.

La part des familles qui ont des difficultés sociales est de 50%, la précarité sociale est accentuée pour les familles monoparentales.

Il est donc nécessaire d’offrir une réponse par des mesures éducatives sociales avec un accueil familial spécialisé.

1.3       Organisation de l’IME du SESSAD et du CFA R FA

1.3.1 Les ressources humaines

1.3.2 L’IME

L’IME comporte désormais :

  • Un service internat mixte pour déficients intellectuels : 30 places (enfants âgés de 6 à 20 ans)
  • Un service semi-internat pour déficients intellectuels : 59 places (enfants âgés de 6 à 20 ans)
  • Un service semi-internat pour enfants autistes et enfants ayant des TSA : 10 places (enfants âgés de 6 à 18 ans)

Au niveau de l’activité, l’IME fonctionne en internat et semi-internat sur 206 journées par an à raison de 5 jours par semaine.

Répartis en plusieurs sections :

En Section d’Enseignement et d’Education Spécialisé :

SEES 1 : groupe des plus jeunes (6 à 11 ans)

SEES 2 : Groupe des moyens (11 à 13 ans)

SEES 3 : Groupe des grands  (13 à 16 ans)

En Section d’Initiation et de Première Formation Professionnelle

SIPFP JM : groupe de Jeunes Majeurs : (18 à 20 ans)

Les UAA 1 (6 à 13 ans) et UAA 2 (13 à 19 ans)

Les groupes sont définis à l’IME selon plusieurs critères :

  • L’âge et le niveau des enfants
  • Les besoins en apprentissage,
  • L’importance des soins et la relation d’aide.

Perspectives d’orientations à partir de la SIPFP :

 

Sur 55 usagers à l’IME de plus de 14 ans, 30 jeunes auront une orientation en ESAT, voire une orientation professionnelle en milieu ordinaire.

Créer une SEES 4 pour des jeunes de 14-15 ans afin de commencer un travail sur le passage en SIPFP

Nous devons accentuer le travail des ateliers pré - professionnels en ouvrant en septembre 2012 un CFA-R-FA (CFAS) ciblant plusieurs métiers :

                   Espaces Verts 

                   Cuisine et restauration 

                   Maintenance et Hygiène des locaux 

                   Métiers divers.

Créer un SESSAD Pro (16/25 ans).

1.3.3 Analyse de l’activité :

 

Les journées réalisées en Internat et en semi internat sont en baisse depuis 3 ans.

En Internat, le taux d’occupation moyen entre 2009 et 2011 est de 75%.

En Semi Internat le taux d’occupation moyen entre 2009 et 2011 est de 80%.

Cette étude sur l’activité confirme que l’établissement a fait le bon choix d’ouvrir un internat mixte, avec depuis le 27 février 2012, la possibilité de recevoir 8 places d’internat pour des garçons entre 6 et 20 ans. Nous avons à ce jour 8 places déjà occupées.

Situation budgétaire de l’IME et du SESSAD pour l’exercice 2011 :

 

Le Compte de Gestion 2011 validé par le Comptable Public fait apparaitre plusieurs éléments  pour :

Le budget principal IME le solde de l’exercice 2011 est déficitaire : - 151 138.59 €

Le budget annexe SESSAD le solde de l’exercice 2011 est déficitaire :   - 951.03 €

Le solde au 31 décembre 2011 au niveau du budget annexe du SESSAD est de :

- 210 651.32 €

Les solutions pour retrouver un équilibre budgétaire :

Avoir une activité et un taux d’occupation à 100% sur l’ensemble de l’établissement ;

Prévoir une demande de crédits non reconductibles à l’ARS PACA 

1.3.4 Le SESSAD

La mission du SESSAD « Le Colombier » se réfère aux Annexes XXIV : Prise en charge précoce, soutien à l’intégration scolaire, à l’intégration professionnelle et sociale. Il est opérationnel depuis octobre 1993,.

Le SESSAD Le Colombier s’adresse à  :

  • Des jeunes, garçons et filles de 6 à 20 ans, présentant une déficience intellectuelle, éventuellement accompagnée de troubles associés.
  • Des jeunes en souffrance à l’école du fait de leur comportement et/ou d’importantes difficultés d’apprentissage.

Mais nous avons de plus en plus de demandes à partir de 5 ans, nous sommes alors obligés de demander une dérogation auprès de la CDAPH. Il serait donc souhaitable de demander un agrément à partir de 3 ans.

La prise en charge intervient dans tout type de scolarité : les enfants ou les jeunes concernés peuvent suivre un enseignement ordinaire (en maternelle, en élémentaire, en collège) ou fréquenter une classe spécialisée (Clis, ULIS, SEGPA). C’est un dispositif de proximité s’impliquant dans le réseau local.

La prise en charge est globale avec différentes interventions pluridisciplinaires: à savoir un positionnement professionnel qui respecte l'intégralité de l'enfant dans un système élargi qui comprend la famille, l'école, l'espace ludique, culturel et sportif de l'enfant, les prises encharge thérapeutiques et/ou rééducatives.

L'action du SESSAD doit être définie pour chaque enfant dans un projet pédagogique, éducatif et thérapeutique individuel. Ce projet par nature révisable, fait l'objet d'un suivi par l'équipe médico-pédagogique. La prise en charge doit être ajustée à ses besoins mais également aux conditions et aux exigences de la vie scolaire. Il s'agit en particulier de favoriser l'accueil de l'enfant handicapé auprès de l'ensemble des intervenants de l'école ou du collège et auprès des autres enfants.

Un document contractuel est fondamental, il favorise l'action partenariale et constitue le symbole concret de l'engagement réciproque des uns et des autres (école et SESSAD) dans un projet commun. Il fait l'objet d'une rédaction écrite.

Une équipe pluridisciplinaire permet l'approche différenciée et complémentaire des difficultés de l'enfant, elle comprend : un directeur, un médecin psychiatre, un cadre socio-éducatif une assistante sociale, trois éducatrices spécialisées, une psychomotricienne, une psychologue ; Ainsi que la participation de personnels administratifs de l'IME.

Les locaux sont ouverts du lundi au vendredi de 8h à 18h. Mais les éducateurs peuvent intervenir dans ces mêmes créneaux horaires mais aussi en dehors suivant les besoins. Le service fonctionne sur l'ensemble de l'année scolaire.

Le financement des mesures est assuré par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie.

La prise en charge SESSAD peut faire suite à une proposition d'orientation de la CDAPH. Si celle-ci recueille l'accord des parents, le processus d'admission est enclenché dans l'ordre de la liste d'attente. A réception de la fiche CDAPH, le service se manifeste auprès des parents et propose une rencontre animée par le chef de service et une éducatrice référente qui présentent ce qu'est le SESSAD.

Le psychiatre et le psychologue rencontrent les parents qui exposent la problématique de leur enfant et leurs premières réflexions sur leurs attentes du SESSAD. Puis ils font connaissance avec l’enfant qui exposera sa propre vision de la situation.

Avec l'accord des familles est effectué un recueil d'informations complémentaires auprès des intervenants qui apparaissent dans la fiche de synthèse. Bien évidemment, le responsable du suivi peut répondre à tout moment à des demandes d'informations en dehors d'une proposition ou d'une décision de la CDAPH.

Une fois l'admission réalisée, l'équipe pluridisciplinaire établit une proposition de prise en charge qu'elle présente au jeune et sa famille. Cette proposition est versée au dossier de l'enfant, c'est le Projet d'Accompagnement Individualisé.

Les trois axes d'intervention du SESSAD :

  • Auprès des enfants: séquences éducatives, psychopédagogiques, thérapeutiques en individuel ou en groupe. Ces séquences se déroulent sur les lieux du service et/ou sur les lieux d'accueil habituels de l'enfant.
  • Auprès des parents: informations, soutien des familles sous forme d'entretiens individuels ou familiaux, de visites à domicile, d'accompagnement dans les démarches.
  • Auprès des partenaires: concertation, synthèse, accompagnement, soutien.

Le SESSAD, structure de médiation, fonctionne comme un espace intermédiaire garant de continuité et de cohérence autour de l'enfant. En ce sens, il est un espace de soin.

1.4 Les modalités d’évaluation des jeunes accueillis

Les Evaluations commencent dès l’admission où après les observations pluri disciplinaires avec des renseignements pouvant être recueillis en amont, un pré projet individuel se défini alors ainsi que l’emploi du temps et une évaluation intermédiaire dans les 6 mois de l’admission.

Le temps de synthèse annuel où chaque professionnel évalue le domaine des compétences (pédagogique, psychologique, bilan cognitif), la situation sociale, les différents domaines travaillés dans le cadre éducatif (activités, comportement, temps repas, temps familiaux, relations,…) sont des points essentiels d’évaluation. D’autres réunions sont nécessaires :

  • Régulation par groupe tous les 15 jours (éducateurs, enseignants, personnel   paramédical, thérapeutes).
  • Réunions plénières avec tous les intervenants
  • Les analyses des pratiques professionnelles seraient également nécessaires tous les mois.
  • Des points de « débriefing » suite à des situations de « crises ».
  • Des rencontres avec les familles.
  • Des réunions professionnelles avec les partenaires.

Pour cela du temps doit être dégagé pour les professionnels hors de la présence des enfants.

Une équipe d’appui aux situations difficiles est nécessaire pour offrir à l’enfant en état de mal être aigu un autre espace de décompression, d’écoute pour désamorcer la situation.

L’aspect préventif est important.

Ce temps de l’évaluation est la première phase indispensable à une prise en charge. L’équipe pluridisciplinaire de l’institution permet l’évaluation du potentiel d’apprentissage à mettre en place, prenant en compte le retard mental, les besoins à satisfaire et la détermination des objectifs éducatifs pour définir l’action à mener.

1.5 Principaux axes de la prise en charge

La place de l’enfant dans un IME et les actions sur la déficience sont essentielles.

Pour bien comprendre les besoins des enfants et adolescents inadaptés, il est nécessaire de partir du développement individuel de chaque enfant et de son évolution passée. L’ensemble du travail des professionnels permet d’élaborer un projet adapté pour chaque enfant à partir de la connaissance des possibilités sensorielles, motrices et des moyens d’acquisitions, avec l’implication recherchée des familles.

La prise en charge doit permettre aux enfants d’acquérir une autonomie, d’être reconnus, chaque enfant acceptant sa prise en charge en respectant l’environnement et la différence des autres.

La durée de séjour du jeune permet de prendre le temps pour évaluer ses besoins, connaître et accompagner sa famille, et lui proposer un projet individuel et de faire au moins un voire deux bilans-projets par an.

1.5.1 Equipe pluridisciplinaire :

L’équipe pluridisciplinaire construit le projet individuel, en collaboration avec les familles en évaluant avec elle la situation et en définissant la problématique, les besoins, le meilleur suivi pour leur enfant.

Un professionnel est désigné responsable de la conduite du projet personnalisé, il devient l’interlocuteur privilégié, référent auprès de l’enfant, de la famille et des autres acteurs.

  

1.5.2. Le P.I.A.

L’équipe pluridisciplinaire a pour fonction d’accompagner les enfants et adolescents en relation individuelle et/ou de groupe. La mission de l’équipe est de soutenir le développement de l’enfant et de renforcer ses potentialités.

Le Projet Individuel d’Accompagnement

L’établissement doit mettre en place le projet individuel d’accompagnement pour chaque enfant, il se place dans une logique de prestation de service d’où la nécessité dans le cadre de l’accueil, d’un entretien d’élaboration du projet personnalisé avec l’enfant et la famille.                                                              

Le projet individuel est construit en fonction des moyens de l’établissement, les partenariats extérieurs doivent être mobilisés. Il doit inclure les trois dimensions « pédagogique, éducative, thérapeutique » et prendre en compte la santé physique et psychique de l’enfant.

Toutes les actions que nous développons dans le cadre de la prise en charge individualisée doivent faire l’objet de rédactions à inclure dans le dossier individuel de chaque enfant.

Le dossier individuel permet non seulement à chaque professionnel d’y inscrire le travail réalisé, mais il responsabilise les personnels et permet d’avoir un meilleur suivi, tout en favorisant les transmissions entre les agents. C’est un véritable outil d’information pour les familles, mais peut également être utile pour la réunion de synthèse, surtout lorsque l’enfant est pris en charge à l’extérieur de l’IME.

La réunion de synthèse joue un rôle important, car elle permet de réunir l’ensemble des professionnels dans le cadre du projet individuel, de faire le bilan, de modifier le projet personnalisé.      

Le directeur qui prononce l’admission des enfants et adolescents dans l’IME, garant de la mise en place du projet individuel, demande à l’éducateur chargé de la bonne exécution du projet personnalisé des jeunes, de faire le point.

Le directeur est présent à la réunion de synthèse, pour se tenir informé de la situation de chaque enfant admis dans l’établissement ; Il est préférable que le directeur anime cette réunion technique, et permette la participation équitable de personnels spécialisés qui apportent leur point de vue sur le projet individuel.

Le contrat de séjour garantira à l’intéressé et son entourage une prise en charge réellement individualisée tant dans son contenu que dans sa durée.  

Le projet individuel est structuré autour des trois axes principaux que constitue le projet pédagogique, éducatif, thérapeutique.

1.5.3 Le projet pédagogique :

Lorsqu’un IME bénéficie de la présence d’une unité d’enseignement, et d’une équipe pédagogique, la mise en place du projet pédagogique est facilitée et doit répondre aux missions de socialisation, d’autonomisation et d’inclusion scolaire des enfants.

L’IME comprend une unité d’enseignement, dont 5 professeurs des écoles et une coordinatrice pédagogique titulaires d’un CAPSAIS ou d’un CAPA SH, ils ont la charge de cinq classes spécialisées.

Ces enseignants spécialisés sont mis à disposition par l’Education Nationale, de ce fait ils ne sont pas rémunérés par l’IME. La coordinatrice pédagogique est responsable du projet pédagogique, et doit fournir au service d’inspection de l’Education nationale un rapport annuel sur les activités pédagogiques.

Le projet pédagogique de la section d’enseignement spécialisé est le projet de l’unité d’enseignement, et la mise en place de ce projet ne peut être effective qu’après une analyse de la situation scolaire de chaque enfant et adolescent déficient intellectuel admis à l’IME.

L’évaluation de chaque enfant porte sur l’analyse des compétences acquises ou à acquérir, mais aussi des difficultés, des déficiences, des problèmes de santé et des perturbations affectives. Il est nécessaire de connaître le contexte familial dans lequel vivent les enfants.

Il faut tenir compte de la composition de la famille, du milieu (quartiers urbains souvent défavorisés), du type d’habitat, de la vie à la maison (le temps de sommeil, le temps passé devant la télévision, les repas).

Le projet est basé sur le fonctionnement de l’équipe pédagogique, la qualité de son travail, sa facilité à échanger, à faire circuler les informations et son ouverture vers les familles, les autres professionnels. La réussite de ce projet sera complète dans le cadre d’un partenariat et d’une coordination entre l’équipe pédagogique et l’équipe éducative, para médicale de la structure afin d’assurer une action cohérente auprès des enfants. L’échange et le partage d’expérience devront être favorisés et travaillés en équipe.

L’action pédagogique est axée sur l’enfant et ses apprentissages, elle vise à l’amélioration des potentialités de l’enfant, à son épanouissement à l’école.

Cette action est organisée à partir d’une approche individualisée permettant de préciser pour chacun les attentes, les compétences à acquérir. L’accent est mis, selon les potentialités, sur l’apprentissage et le perfectionnement de la lecture, du calcul, l’enrichissement du langage.

1.5.4 Le projet éducatif :

.Après un temps d’évaluation, la connaissance de l’environnement social, familial, les éléments sur la santé des jeunes, sur leur histoire, leur personnalité permet d‘organiser le projet éducatif adapté aux réalités de chaque enfant. Pour l’enfant, la vie dans l’institution s’organise dans des groupes, avec un éducateur référent. L’hétérogénéité des niveaux, des déficiences, des troubles associés ont amené l’IME en particulier pour le service qui prend en charge des enfants et adolescents déficients intellectuels en internat et externat à composer des groupes.

Le projet éducatif doit s’appuyer sur un accueil de qualité dans les groupes pour chaque enfant, il doit être sécurisant et assez souple pour répondre aux besoins de chaque jeune. Il est un moyen adéquat pour développer la personnalité de chacun, lui permettant d’acquérir les règles de la vie sociale, d’apprendre à mieux utiliser son corps à partir d’activités sensorielles et motrices (psychomotricité, orthophonie), et répondre aux besoins d’apprentissages cognitifs et scolaires (lecture, écriture, calcul,..).La communication, l’expression de soi, les capacités de socialisation sont développées par la participation des enfants à la vie de groupe, lors des sorties et par des activités éducatives ou artistiques internes et externes à l’établissement.

Pour l’IME, ces activités font l’objet d’ateliers bois, cuisine, atelier expression-danse hip hop, théâtre, musicothérapie ils sont sous la responsabilité des éducateurs.

L’établissement favorise les sorties à l’extérieur, pour se rendre à un spectacle, à un concert. L’IME participe à des rencontres sportives, en lien avec le sport adapté.

Le projet éducatif doit permettre des actions de socialisation et d’intégration, avec la mise en place de stages d’immersion dans le monde du travail ordinaire, pour les adolescents.

Il tient compte de l’entourage parental, et la famille doit être informée, associée, soutenue dans le maintien des relations avec leur enfant, il faut tenir compte de leurs réactions par rapport au handicap. Les actions menées doivent permettre d’accueillir, d’accompagner, d’aider la famille aux différents moments de sa relation avec l’enfant, et favoriser le maintien à domicile avec la participation du SESSAD.

           1.5.5 Le projet thérapeutique :

Les équipes médicales, paramédicales et de rééducation, sont chargées de la mise en œuvre et de l’application du projet thérapeutique qui repose sur des personnels ayant des qualifications spécifiques permettant une prise en charge de qualité au niveau des soins. Elle accueille l’enfant en difficultés relationnelles, psychiques, motrices, langagières et somatiques. Ainsi l’équipe participe à l’élaboration d’un projet d’accompagnement en adéquation avec les besoins spécifiques des jeunes. Il lui faut :

  • Etre à l’écoute des difficultés et de la souffrance et en prendre soin
  • Promouvoir l’autonomie
  • Restaurer une image de soi valorisante et ainsi libérer des potentialités nouvelles, corporelles et psychiques
  • Favoriser la communication (avec, parfois, des méthodes alternatives au langage oral) et les capacités de socialisation
  • Evaluer le fonctionnement cognitif et développer les habiletés

Les différents acteurs travaillent en étroite collaboration.

L’ensemble de ces professionnels qui sont garants de la qualité des soins, doit essayer dès la première visite d’instaurer un climat de confiance avec l’enfant et sa famille.

Lors de la pré-admission, la rencontre avec le directeur de l’institution est suivie de l’accueil en présence de l’équipe de soins, et de l’équipe médico-sociale. Cette première visite doit permettre la présentation de l’équipe, des protocoles de travail et de soins proposés à envisager pour l’enfant.

L’objectif essentiel est de sécuriser le jeune, sa famille, en les informant des techniques de prise en charge employées. Ce travail de partenariat est possible après la réalisation du bilan neuro-psycho-pathologique indiqué pour connaître de manière approfondie l’importance du handicap, et de la déficience de l’enfant.

Cette phase de diagnostic vise à adapter l’intervention de façon plus efficace, et la connaissance clinique permet de proposer la mise en place de traitements et de soins appropriés, expliqués à la famille.

Les familles sont des partenaires essentiels de l’accompagnement thérapeutique. A ce titre, l’équipe les rencontre régulièrement et se rend facilement accessible.

Le médecin psychiatre, responsable de l’ensemble de l’équipe de soins organise des prises en charge individualisées en fonction des besoins des enfants, en tenant compte de la pathologie, du contexte institutionnel et familial. Il est, seul habilité à mettre en place un traitement médicamenteux. Il participe à la décision d’admission des usagers et effectue un entretien annuel. De plus, il assure des prises en charge psychothérapeutiques, des entretiens familiaux, assure le lien entre l’institution et les partenaires médicaux et/ou psychiatriques extérieurs. Il participe aux réunions institutionnelles et de synthèse de chaque enfant. Il rédige tous les dossiers de renouvellement MDPH et d’orientation des jeunes.

Le médecin généraliste effectue une visite médicale annuelle par enfant et des consultations hebdomadaires selon un planning établi par l’infirmière et la secrétaire médicale. Il participe à la procédure d’admission de chaque enfant et rencontre les parents lors de cette première consultation.

L’infirmière assure la permanence des soins sur l’ensemble de la structure (accueil des enfants à l’infirmerie, entretien avec les familles, liaisons avec les équipes…). Elle élabore avec la secrétaire du service médical, en étroite collaboration avec le médecin psychiatre et le médecin généraliste, la mise en place et le suivi des soins.

Cette prise en charge spécifique implique un travail d’écoute et une relation de confiance à créer avec l’enfant et avec sa famille. Elle veille à recueillir les informations utiles aux visites médicales de pré-admission, et participe aux réunions de réflexion institutionnelles et de synthèse de chaque enfant.

Dans la cadre de ses missions de prévention de la santé, elle anime avec les psychologues un atelier sur « la vie affective et sexuelle ». Partenaire de soins, l’infirmière est en lien avec le secteur sanitaire (suivi de soins, accompagnements en consultation hospitalisation,…).

L’infirmière de secteur psychiatrique effectue un travail tout particulier porté sur la collaboration et l’élaboration avec les parents du projet de soins individualisés de leur enfant, pour favoriser la prise en charge globale. Un travail relationnel important avec les familles permet de créer, renforcer, maintenir un lien de confiance avant et pendant la prise en charge de leur enfant (travail d’écoute, de soutien et d’accompagnement des familles).

Les psychologues réalisent des prises en charge individuelles hebdomadaires et/ou de groupe auprès des enfants dont les difficultés sont telles qu’ils ne peuvent pleinement tirer parti des seules actions éducatives et pédagogiques. Elles étudient et traitent, au travers d’une démarche professionnelle propre, les rapports réciproques entre la vie psychique et les comportements individuels et collectifs afin de promouvoir l’autonomie de la personnalité, la valorisation de soi en mettant l’accent sur les potentialités de l’enfant. Elles ont une écoute toute particulière de ses difficultés et/ou de sa souffrance. Elles favorisent l’expression de la vie émotionnelle et affective de l’enfant au travers de différents supports : entretiens, jeux, dessins, contes, groupe de parole, ateliers « On SEXprime et SEXHAU ». Des bilans cognitifs sont réalisés régulièrement auprès des enfants. Les psychologues sont disponibles pour les familles (aide à la parentalité) et participent à toutes les réunions de réflexion institutionnelle et de synthèse. Leur implication avec les partenaires extérieurs est importante pour permettre de dynamiser les réflexions et les aménagements à mettre en place pour les jeunes.

L'orthophoniste évalue et traite les troubles du langage oral et écrit, de la communication, de la voix ou encore du raisonnement logico-mathématiques. Elle procède tout d'abord à un bilan, établit un diagnostic et propose un plan de rééducation qui s'inscrit dans le projet de soins global des équipes interdisciplinaires. Les séances peuvent être individuelles ou avoir lieu en groupe, prenant alors la forme d'ateliers : expression, théâtre, écriture, pictogrammes... .

La psychomotricienne intervient auprès des enfants et adolescents présentant des troubles psychomoteurs généralement associés à d’autres troubles (déficience mentale, troubles neurologiques, de la personnalité…). La psychomotricienne agit sur le développement global de la personne au niveau de sa motricité instrumentale, relationnelle, des fonctions exécutives et sensorielles qui seront dans un premier temps évaluées lors d’un bilan. L’objectif général commun à toutes les prises en charge étant le bien être du sujet au travers de l’acquisition de son autonomie et de l’adaptation à son environnement. Les prises en charge sont hebdomadaires, en individuel ou groupale en association avec d’autresintervenants (éducateurs, orthophoniste…) sous forme d’atelier cirque, prendre soin de soi et d’autrui.

1.6. La place des familles

La collaboration entre parents et institution, en incluant la participation de l'usager et de son entourage à la conception et à la mise en œuvre de sa prise en charge, fait parti des droits fondamentaux des personnes accueillies et nous permet de répondre aux exigences d'amélioration de la qualité de la prise en charge selon la loi 2002-2.

Durant le séjour de l'enfant à l'IME les parents peuvent participer à la vie de l'établissement :

  • en intégrant le Conseil de Vie Sociale
  • en intégrant le Conseil d’Administration
  • en participant aux fêtes de l'IME
  • en répondant aux enquêtes d’appréciation (amélioration des prestations)
  • en participant à des réunions à thèmes (forum...)

L'enfant doit être pensé dans son environnement familial et social. Les familles souhaitent être écoutées, accompagnées et surtout associées au projet concernant leur enfant. Les échanges réguliers avec les équipes pluridisciplinaires sont rassurants pour les parents et deviennent un outil de travail pour l'équipe. L'avis des parents est sollicité et respecté en fonction de nos missions et des moyens dont nous disposons lors de :

  • l'élaboration du projet d'accompagnement personnalisé de leur enfant (objectifs à atteindre et moyens).
  • le renouvellement de la prise en charge (dossier MDPH)
  • la rédaction d'un plan de compensation du handicap auprès de la MDPH.
  • l'orientation professionnelle si possible ou autre établissement pour adultes (foyer de vie, FAM, MAS...).

1.6.1 Les relations avec les familles

Les relations familles / professionnels sont essentielles pour le développement de l’enfant.

Les parents doivent être associés à l’élaboration du projet individuel, à sa mise en œuvre, son évaluation ainsi qu’aux réajustements qui doivent y être apportés.

A la rentrée, une réunion avec les parents est organisée sur chaque groupe afin d’échanger sur les objectifs généraux, l’organisation des emplois du temps, les activités prévues pour l’année. Cette réunion permet aux parents de rencontrer les intervenants dans leurs locaux respectifs.

Parallèlement, des rencontres individuelles sont organisées par les professionnels pour présenter le projet individuel de l’enfant à chacune des familles.

Puis, au cours de l’année, le travail en complémentarité avec les familles est particulièrement important, les professionnels rencontrent régulièrement les parents afin d’échanger sur l’évolution de l’enfant.

D’autres entretiens peuvent être prévus en fonction des besoins, à l’initiative des parents ou de l’équipe.

De même des contacts informels sont favorisés, chaque fois que l’occasion se présente.

Chaque jeune dispose d’un cahier de liaison favorisant le lien IME-Maison et permettant la transmission journalière des informations.

Le Conseil de la Vie Sociale de l’IME permet également aux enfants, aux familles, par le biais de leurs représentants élus, de donner régulièrement leur avis sur le fonctionnement de l’établissement.

1.7. Promotion de la Bientraitance et respect des droits

L’IME inscrit pleinement son action dans une démarche de Bientraitance telle que définie par l’Agence Nationale de l’Evaluation des la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ANESM) : « La Bientraitance est une démarche collective pour identifier l’accompagnement le meilleur possible pour l’usager, dans le respect des ses choix et dans l’adaptation la plus juste possible à ses besoins. La Bientraitance est une culture inspirant les actions individuelles et les relations collectives au sein d’un établissement ou d’un service.

Elle vise à promouvoir le bien-être de l’usager en gardant en permanence à l’esprit le risque de maltraitance.

Les fondamentaux décrits dans les recommandations de bonnes pratiques professionnelles inspirent le cadre de l’action de l’IME :

  • Une culture du respect de la personne et de son histoire, de sa dignité et de sa singularité.
  • Une manière d’être des professionnels.
  • Une valorisation de l’expression des usagers.
  • Un aller retour permanent entre réflexion et action.
  • Une démarche continue d’adaptation à chaque situation.

1.7.1 Le comité de Bientraitance

Les orientations définies par le SROSM parlent de favoriser la « Bientraitance » :

Le ministère chargé des affaires sociales a défini en mars 2007 un plan de développement de la « Bientraitance et de renforcement de lutte contre la maltraitance des personnes âgées et des personnes en situation de handicap ».

La prévention de maltraitance passe notamment par la diffusion et l’approbation des bonnes pratiques professionnelles, la généralisation des démarches d’évaluation et de gestion des risques de maltraitance et le développement de la formation des professionnels à la « Bientraitance ».

Le SROMS retient ces principaux axes pour sa mise en œuvre :

  • L’amélioration du repérage des risques de maltraitance en s’appuyant sur les        recommandations de bonnes pratiques professionnelles.
  • L’inscription des établissements et services médico-sociaux dans une  démarche d’auto-évaluation des pratiques concourant au déploiement de la « Bientraitance ».

Le comité de « Bientraitance » chargé de promouvoir la « Bientraitance » est une instance consultative et non décisionnelle.

1.7.2 Le but du comité :

  • Réfléchir sur les pratiques professionnelles
  • Proposer des formations, informations, sensibilisation.
  • Développer une culture de « Bientraitance ».
  • Respecter la personne accueillie (vulnérabilité).
  • Détecter toutes les formes de maltraitance (physiques, morales, situations à risques).

1.7.3 Composition :

Toutes les catégories du personnel doivent y être représentées.

1.7.4 Fonctionnement :

  • Le comité se réunit une fois par trimestre (fréquence définie par le comité).
  • Il établit un compte rendu à la direction ainsi qu’un bilan d’activités en fin d’année scolaire.
  • Le comité fait reconnaître ses actions par tous moyens d’information (affichage, réunion, mail…)

1.8. Ouvrir l’établissement sur le territoire

1.8.1 Les coopérations et activités extérieures

Pour mieux analyser l’état d’esprit dans lequel se développe le projet d’établissement, il est nécessaire d’évoquer l’actualité et l’évolution des politiques en faveur de l’enfance inadaptée.

L’émergence d’une politique en faveur des enfants et adolescents handicapés et inadaptés est récente. Le décret n° 56-284 du 9 mars 1956 (Annexes XXIV) a fixé les conditions d’autorisation et de fonctionnement des établissements en fonction des déficiences des enfants accueillis. Cette période s’est traduite par l’ouverture de nombreux établissements.

La mise en place de la sectorisation pédo-psychiatrique par la circulaire n°443 du 16 mars 1972 marque une volonté d’optimiser et de rapprocher l’offre de soins des besoins des enfants et adolescents souffrant de troubles mentaux.

Une politique globale en faveur de l’enfance et de l’adolescence inadaptées et la recherche de la qualité de la prise en charge sont des orientations qui ont été développées dans le cadre des lois de 1975, de 2002 et 2005.

Aux niveaux du territoire et des administrations et tutelles déconcentrés, l’administration sanitaire et sociale doit prendre des dispositions qui s’imposent pour assurer une coordination renforcée des politiques départementales. Dans le cadre des campagnes budgétaires, afin de mieux maîtriser les enveloppes budgétaires médico-sociales, il est nécessaire de développer des outils d’analyse de gestion, de nature à favoriser les comparaisons entre établissements, et ainsi à répartir de façon plus équitable les financements liés aux mesures nouvelles.

L’établissement travaille en collaboration avec de nombreux partenaires, dans plusieurs départements (13, 84, 04, 05, 83).

1.8.2 Les partenaires institutionnels et de soins

  • Dans le domaine médico-social : ESAT, IME, ITEP, SESSAD, SESSAD APAR (Salon), CEPES (Rousset), FO, ASE, Familles d’accueil Azote, Foyers d’accueil…
  • Dans le domaine sanitaire : Hôpital de Jour (Salon, Aix-en-Provence), CATTP (Salon, Miramas), CMPP, CAMSP, AP-HM (Centre Ressources Autisme, Recherche Clinique sur la schizophrénie, handicap rare), EREA (Montfavet), Cliniques Serena, Oxalys, L’escale, Associations FAVIE, Autisme PACA…
  • Dans le domaine scolaire et universitaire: écoles, SEGPA, EREA, CFA, CFA-FA, CLIS, ULIS, EREA, Université de Provence, Laboratoires de Psychologie (enseignants, chercheurs)…
  • Dans le secteur libéral (psychiatres, psychologues, orthophonistes, médecins…)

Ce partenariat permet l’ouverture de l’établissement sur l’extérieur, alimente les échanges et les réflexions sur les prises en charge, aide au diagnostic, permet d’articuler des prises en charge séquentielles ou de trouver des solutions d’urgence telles que des séjours de rupture. Des rencontres ont lieu, avec certains partenaires très régulièrement (tous les 2 à 3 mois). Dans certains cas, des conventions écrites finalisent ce partenariat multidisciplinaire.

Il est en projet de permettre une mutualisation de nos ressources avec le déploiement de professionnels inter-établissements (par exemple, avec l’IME Les Parons sur les unités autisme).

D’autres partenariats existent depuis plusieurs années avec la commune sur le village de la Roque d’Anthéron. En effet, la mairie accueille plusieurs jeunes stagiaires dans deux domaines : cantine scolaire et espaces verts.

1.8.3 Les partenaires associatifs :

  • Le foyer rural de la Roque d’Anthéron / Charleval reçoit notre public pour participer aux activités proposées : Hip Hop, renforcement musculaire.
  • L’association Croq’jardin où une vingtaine de jeunes à raison de 3h par semaine jardinent, réalisent des semis, rempotent, plantent, cultivent…
  • L’association « l’autre Emoi » : un musicothérapeute intervient sur l’établissement à raison d’une fois par semaine à raison de 3h sur chaque service : SIPFP, internat, SESS de septembre à juin, quatorze jeunes sur les temps de jour et douze jeunes sur les temps d’internat.
  • Tennis club du Pijoret : les jeunes bénéficient d’un professeur diplômé d’état pour des séances de tennis sur les cours du village à partir (de mars à juin).
  • Poney club Deportis à Cadenet : accueille 6 jeunes de la SESS et 6 jeunes de l’unité Autisme à raison d’une fois par semaine.
  • Boxing club Roccassier : les jeunes âgés de 12 à 18 ans pratiquent la boxe éducative sur le village de la Roque d’Anthéron à raison d’une fois par semaine.
  • Golf de Pont Royal : 8 jeunes de l’IME bénéficient depuis deux ans d’une initiation au golf.
  • Association pour des baptêmes aériens

1.8.4 Les différentes entreprises :

Afin de vérifier les compétences acquises (savoir-faire et savoir-être) à l’IME auprès des entreprises ou établissements extérieurs, l’établissement propose aux jeunes des stages de trois semaines dans plusieurs domaines :

  • Restauration
  • Entreprises diverses : peinture, mécanique…
  • Les ESAT des Bouches-du-Rhône et des départements voisins

 

 

organismes de formation et à tous les acteurs  (antérieurs, actuels ou futurs) pour s’assurer de la cohérence et de la faisabilité du projet.

Partie II Orientations stratégiques de l’établissement sur 5 ans, objectifs à atteindre

Le projet d’établissement est un moyen d’organisation évolutif, qui permet de déterminer des choix de gestion de compétences et des objectifs à atteindre. Il doit être élaboré avec l'ensemble du personnel par une démarche participative, pour une meilleure appropriation du projet.

Le projet d’établissement doit répondre aux bonnes pratiques recommandées par l'ANESM afin de répondre aux besoins de la personne accueillie et de sa famille.

2.1 Adaptation de l’accompagnement en SEES par rapport au besoin des enfants.

Le service prend en charge 43 enfants atteints de déficiences intellectuelles et/ou de troubles associés, avec un agrément qui se situe entre 6 ans et 15 ans.

Le projet a pour finalité globale le développement des apprentissages, de l'adaptation sociale et relationnelle.

Les objectifs pédagogiques, éducatifs et thérapeutiques tendent à répondre aux besoins de :

  • Réhabilitation, réinvestissement scolaire.
  • Développement des capacités physiques, gestuelles et corporelles.
  • Apprentissage de la communication verbale et écrite.
  • Meilleure structuration de la personnalité et épanouissement personnel.

A ce jour, le service est composé de 4 groupes :

2.1.1 La SEES 1

Elle accueille 12 enfants âgés de 6 à 11 ans. Les enfants apprennent les règles qui régissent la vie en collectivité, d'où les axes de travail :

  • Accueil de l'usager et de sa famille : mise en place des bases d'un partenariat
  • Socialisation (apprentissages et jeux) : découverte du fonctionnement d'un groupe ou approche d'une meilleure expérience de vie en collectivité
  • Autonomie alimentaire et vestimentaire.
  • Repérages spatio- temporels.
  • S'exprimer avec son corps (psychomotricité, sports).
  • S'ouvrir sur l'environnement proche (sorties régulières et diverses).
  • Apprendre à formuler des demandes et entendre les réponses.

2.1.2 La SEES 2

Elle accueille 12 enfants âgés de 11 à 13 ans. La spécificité de cette unité est marquée par le changement physique de l'enfant. Le lien affectif avec l'adulte professionnel change, évolue ainsi que celui avec sa famille.

Les principaux axes de travail portent sur :

  • Maintien et développement du partenariat avec la famille.
  • Poursuite de l'autonomie alimentaire et vestimentaire.
  • Apprendre à se différencier : le je/l'autre, masculin/féminin..
  • Apprentissage à un positionnement social dans le groupe (apprendre à demander, à faire des choix), à mieux respecter l'autre.      
  • Ouverture sur l'extérieur.
  • Développer les déplacements dans l'espace.

2.1.3 La SEES 3

Elle accueille 13 jeunes âgés de 13 à 15 ans. Ces jeunes adolescents ou préadolescents ont besoin d'une écoute privilégiée, d'un cadre rassurant afin de faire face à cette phase particulière de leur vie.

Les principaux axes de travail sont :

  • Se connaître (travail sur le corps, la sexualité), reconnaître l'autre.
  • Connaître l'environnement proche et plus éloigné et savoir s'y inscrire.
  • Savoir effectuer des actes de la vie quotidienne.
  • Savoir communiquer et utiliser différents modes d'expression.
  • Suivre l'actualité quotidienne.
  • Favoriser l'intégration scolaire et sociale.

2.1.4 La SEES 4

Une nouvelle unité pensée en réunion de préparation du projet d’établissement, accueille 6 jeunes âgés de 14 et 15ans.

Les besoins spécifiques à travailler sont :

  • Affirmation de soi au cœur de l'adolescence.
  • Préparation au projet préprofessionnel.
  • Travail étroit en collaboration avec les familles sur le projet d'avenir.
  • Les accompagner à découvrir une plateforme technique et les évaluer dans ce milieu (stages, mise en situation).
    • Préparer le futur passage sur la SIPFP.
    • Sensibiliser aux différentes orientations possibles à l’âge adulte

2.1.5 La pédagogie en SEES

Depuis septembre 2012 les élèves ont été répartis dans 3 classes selon 3 critères :

  • Leurs capacités : leurs résultats aux évaluations de début d’année
  • Leurs besoins
  • Leurs PIA
  • Les jeunes accueillis à ¼ temps en classe (2 groupes/classe avec deux niveaux différents) sont des jeunes qui présentent, de façon générale,
  • un retard scolaire important ou/et un temps d’attention et de concentration limité
  • une autonomie réduite
  • Les jeunes accueillis à ½ temps ou 3/4 temps en classe sont des jeunes qui

sont rentrés dans les apprentissages

  • savent majoritairement lire et écrire
  • ont des notions de base en mathématiques

Les élèves ont intégré une classe correspondant à leur niveau scolaire.

La constitution de ces groupes / classes n’est pas figée et peut être modifiée en fonction des besoins spécifiques de chaque élève tout au long de l’année scolaire.

Adapter la scolarisation au plus prés des besoins du jeune en favorisant l’intégration dans le milieu ordinaire.

Annexe 6 : exemple d’emploi du temps SEES et SIPFP

2.1.6 Les ateliers transversaux

Les Ateliers éducatifs transversaux au sein de la SEES permettent une prise en charge plus ciblée et correspondant au plus près du projet du jeune. :

Chaque enfant a un groupe d'appartenance qui lui garantit un repère stable sur les temps d'accueil, les repas et les jours hors temps scolaires (mercredi, vacances).

Des ateliers transversaux ont été mis en place depuis cette rentrée et proposent aux jeunes une prise en charge mieux adaptée à leurs besoins spécifiques;

Les ateliers sont encadrés par les éducateurs référents du service.

L'objectif étant de répondre aux besoins évalués au moment du PIA.

Nous axons sur 4 types d’ateliers :

  • Activités corporelles et sportives : EPS, golf, équitation, piscine, vélo, boxe éducative, parcours de santé et d'orientation, randonnées, baptême aérien)
  • Les activités manuelles et artistiques : pâtisserie, jardinage, poterie/terre, travaux manuels, arts plastiques.
  • Les activités d’expression, de communication et de socialisation: théâtre, peinture, contes et histoires, groupes de paroles thérapeutiques, musique, terre, musicothérapie….
  • Les activités « connaissance du corps » et détente : Snoezelen, soin du corps et hygiène, atelier autour de la sexualité et des sentiments.

Tous ces ateliers spécifiques nécessitent une prise en charge médicale, thérapeutique et/ou d’encadrement éducatif spécialisé associée à des intervenants extérieurs qualifiés.

2.1.7 L’atelier Accueil, de « répit » :

Nous constatons que certains enfants ne peuvent pas s’inscrire sur toute une séance ou séquence d’atelier.

Il nous apparait important de mettre en place un atelier de répit qui permet aux enfants de souffler lorsque l’investissement ou le collectif est trop difficile (vie en groupe).

Un atelier d’accueil pourrait permettre aux enfants en grandes difficultés de prendre le temps nécessaire pour intégrer les ateliers (ou pas).

Nous constatons que les profils diagnostiques des enfants accueillis en SEES présentent des troubles psychiatriques associés, nécessitant de plus en plus de prises en charge thérapeutiques dans le domaine sanitaire et pédopsychiatrique.

La création de groupes à effectif réduit permettra l’accueil des enfants en grande dépendance (physique, psychique, troubles du comportement)

Ces groupes spécifiques nécessiteraient une prise en charge médico-thérapeutique et d’accompagnement éducatif hautement spécialisé.

En revanche, les enfants présentant un Trouble du Spectre Autistique sont accueillis sur 2 Unités et bénéficient d’un temps pédagogique SEES ou éducatif.

Dans le cadre du projet de la SEES, des enfants inscrits dans les unités autistes sont accueillis sur des temps pédagogiques et/ou éducatifs.

La mise en place d’un accompagnement spécifique de l’élève avec un  éducateur spécialisé sur les temps pédagogiques est envisagée.

Nous devons engager une réflexion sur l’organisation horaire afin de dégager du temps pour les évaluations du jeune qui restent la base qui nous aidera à construire son projet. Ces évaluations (psychométriques, psychothérapeutiques, scolaires et évaluation de niveau cognitif) doivent être de qualité. Si ces évaluations ont été faites (dans un autre établissement..), nous porterons une attention particulière à la transmission de celles-ci à l’admission du jeune.   Des réunions d’unité SEES (échanges entre professionnels pluridisciplinaires) ont lieu une fois par mois, elles permettent les réajustements nécessaires à la bonne évolution du jeune dans son groupe.

L’équipe pluridisciplinaire développera les prises en charge hors temps scolaire afin d’optimiser les situations d’apprentissage.

Afin de préserver la posture des jeunes à leur bureau ou à table, l’établissement réalisera une étude ergonomique des espaces et des postes de travail avec une éventuelle prestation d’un ergothérapeute.

Comme la loi nous y engage, l’équipe de professionnels privilégiera l’inclusion scolaire en partenariat avec les écoles du village, les Ulis, Cliss de l’environnement proche.

2.2. Adapter l’organisation SIPFP vers des apprentissages pré professionnels

La mission de la (SIPFP) Section d’Initiation et de Première Formation Professionnelle s’inscrit dans la continuité développée en (SEES) Section d’ Enseignement Spécifique Spécialisé. C’est à partir de la SEES 4 que l’équipe éducative travaille sur l’orientation du jeune. Les jeunes accueillis de la SIPFP arrivent aussi d’autres structures (collège ULIS, SEGPA, et EREA).

À partir de quinze ans, et dès le passage en SIPFP, à travers les ateliers techniques et éducatifs, l’équipe pluridisciplinaire cherche à transmettre aux élèves des bases technologiques et éducatives qui permettront une adaptation facilitée au monde du travail pour certains et faciliteront pour tous l’autonomie sociale.

Malgré la volonté d’intégrer le monde du travail (milieu protégé ESAT, ou milieu ordinaire en CFA FA ….), le manque d’autonomie de certains jeunes nécessite de maintenir ou d’approfondir les apprentissages au sein de la plateforme technique que propose la SIPFP en collaboration avec l’équipe éducative, pédagogique, thérapeutique et médicale.

L’équipe éducative vise à répondre aux besoins de chacun, en accompagnant les jeunes en petit groupe si nécessaire pour répondre aux besoins spécifiques : deux sections compose la SIPFP, les adolescents de 15 à 17 ans et la SIPFP jeunes majeurs (à partir de 18 ans) vise l’adaptation au travail (CFA FA, ESAT...).

Chaque jeune de la SIPFP a un projet individuel d’accompagnement qui est mis en place dès son admission. Le projet prend en compte, les actions thérapeutiques, éducatives et pédagogiques. Tout au long de son parcours, le jeune est accompagné par un référent (coordinateur de projet) qui le soutient et le guide dans la réalisation de son projet en lien avec la famille et l’équipe pluridisciplinaire.

Les jeunes sont initiés à des préapprentissages professionnels au sein des ateliers : cuisine, bio nettoyage, bois/conditionnement, espaces verts.

            2.2.1 Le projet pédagogique

Les bénéficiaires alternent à mi-temps la classe et l’atelier. Sur la SIPFP on compte quatre « groupes classe » encadrés par deux professeurs spécialisés mis à disposition par l’Education Nationale.

Nos élèves doivent avoir les mêmes chances de réussite que les jeunes du secteur ordinaire.

C’est pourquoi en SIPFP tous les élèves sont préparés au passage de l’Attestation de Sécurité Routière1 (qui permet d’accéder au BSR en auto-école : conduite de scooter) et à l’Attestation de Sécurité Routière 2, document indispensable à présenter pour le Permis de conduire.

Le projet pédagogique intègre aussi :

  • Une formation à l’outil informatique et le passage du B2I
  • Un enseignement adapté (classe de niveau) permettant aux élèves de se présenter au CFG (Certificat de Formation Générale)
  • Et depuis peu la possibilité d’être candidat au CAP. (CFA FA)

Les élèves bénéficient de conditions d’examen adaptés à leur handicap. (temps supérieur de rédaction, accompagnement d’un tiers…)

Le lien et le travail de collaboration entre la classe et l’atelier technique permet l’articulation entre la théorie et la pratique. Cette mise en situation pratique est également travaillée sur l'unité SIPFP Jeunes Majeurs pour un accompagnement à la vie d'adulte.

2.2.2 L’équipe éducative :

Le public accueilli en SIPFP est accompagné par une équipe éducative :

  • Quatre moniteurs éducateurs.
  • Six éducateurs spécialisés.
  • Un éducateur spécialisé avec option sport adapté.
  • Une monitrice d’atelier.
  • Deux éducateurs techniques spécialisés.

2.2.3 La section de suivi des stages et accompagnements à l’emploi :

Dés l’âge de seize ans en fonction des capacités du jeune, une mise place de stages internes dans un premier temps (stage découverte) et externe dans un deuxième temps (stage d’initiation ou de perfectionnement) sont programmés dans le cadre du PIA.

Une convention est établie entre l’établissement et l’entreprise d’accueil en fonction des aptitudes du jeune et en respectant ses choix exprimés.

La section SIPFP jeunes majeurs : les 18 – 20 ans

L’objectif est de les accompagner au mieux les jeunes à leur majorité en travaillant sur différents thèmes :

  • Citoyenneté : Déplacement dans les villes ou village pour repérer différentes administrations comme les mairies, les banques, office du tourisme afin de familiariser les jeunes à ces lieux et leurs fonctions. Différents ateliers éducatifs : Des ateliers sont mis en place afin d’aider les jeunes majeurs à remplir des imprimés administratifs (carte d’identité, ouverture de compte …). Sur le temps des groupes de paroles : des débats ont lieux concernant les droits et devoirs par rapport à la majorité. Notre mission est d’accompagner les jeunes majeurs à avoir un rôle citoyen en participant à différents thèmes ou à des journées sur l’environnement.

  • Des ateliers sur la sexualité sont organisés avec la collaboration de la psychologue où les thèmes suivants sont abordés : La contraception, la vie amoureuse, le respect de son corps et celui des autres, les maladies sexuellement transmissibles…

  • Un atelier lié au budget consiste à effectuer des courses pour le personnel, afin de travailler le comportement sur l’extérieur, la confiance en soi, et la mise en situation. Un travail sur la monnaie est réalisé au retour des courses. D’autres thèmes sont abordés, comme les demandes d’allocations, salaire, loyer, etc.…lors des temps d’ateliers éducatifs.

  • Orientation préprofessionnelle : Afin d’offrir une vision plus objective au public accueilli, le service Jeunes Majeurs organise différentes visites : ESAT, foyer de vie selon les capacités de chacun. Une fois l’orientation définie et toujours selon les capacités du jeune, un accompagnement dans les transports urbain est mis en place afin de favoriser l’autonomie. Cette phase est réalisée avant la mise en place du stage.

  • Maintenir les acquis scolaires : de nombreux ateliers (comme le journal, remplir des documents, formuler des demandes, etc.…) L’équipe éducative se sert de ces documents comme support afin de pouvoir travailler sur l’écriture, les règles de grammaire….L’ordinateur reste un bon médiateur pour les jeunes ayant de grosses difficultés.

  • Développer l’expression artistique et culturelle : des temps sont proposés pour que les jeunes puissent laisser libre cours à leurs créativités .Des sorties culturelles sont proposées (manifestation, exposition, théâtre, bibliothèque, etc.…) afin d’ouvrir leur esprit sur le monde.

  • L’après-IME : Un forum est organisé chaque année sur différents thèmes. Cette participation active des jeunes leur permet de prendre connaissance des différents partenaires qu’ils pourront utiliser une fois sortie de l’IME.  MDPH, ESAT, Foyer de vie, Association, etc.…

2.3. L’internat

Deux groupes d’internat dont constitués en fonction de l’âge des enfants et de leur degré d’autonomie ; sur les temps éducatifs et sportifs les activités sont mixtes.

Les repas sont répartis sur deux salles à manger, une pour les plus jeunes et une autre pour les plus autonomes.

Jusqu’à 2012, l’internat était ouvert aux filles, nous demandons une extension aux garçons de huit places qui nécessite une réfection de l’internat préexistant ; et un accueil différencié pour l’unité internat autiste. Ce qui nécessitera un poste de veilleuse de nuit.

Il est également prévu une ouverture d’internat de 5 places sur 365 jours en Famille d’Accueil Spécialisé ; Face à la demande grandissante des jeunes majeurs confrontés aux difficultés de logement après l'IME fragilisant leurs projets d'orientation, face au manque de structures relais à l'extérieur.

2.3.1 L'Appartement Passerelle Autonomie

L'IME le Colombier propose un projet d'appartement passerelle offrant un palier entre le milieu protégé et le milieu ordinaire, l'A.P.A.

2.3.1.1 Objectifs:

  • développer les capacités d'autonomie
  • préparer et faciliter le passage vers le milieu ordinaire
  • soutenir la réalisation du projet professionnel
  • favoriser la socialisation et développer les habiletés en lien avec leur orientation

2.3.1.2 Moyens:

  • prise en charge individualisée
  • travail éducatif (Gestion du temps, de l'argent, des loisirs de l'espace /la posture professionnelle, la socialisation avec le colocataire...)
  • soutien psychologique possible
  • travail avec des partenaires extérieurs

2.3.1.3 Modalité d'admission:

  • demande du jeune adulte (validée en commission d'admission)
  • projet d'orientation en milieu ordinaire, CFA R FA ou ESAT
  • être majeur
  • capacités d'autonomie en émergences ou suffisantes pour intégrer l'APA (évaluées au préalable)

2.3.1.4 Les intervenants:

Éducateurs référents, Éducateurs techniques et Psychologue.

2.3.1.5 Le contrat établi :

C'est un engagement réciproque entre l’établissement l’équipe et le jeune adulte où sont stipulées les modalités et les conditions d'occupation du logement.

Nombres de places (2 garçons, 2 filles sur des lieux sans mixité), le loyer (une petite participation sera demandée suite au vote du conseil d’administration), la durée de l'accueil, le règlement intérieur, l'entretien de l'appartement.

Le contrat sera signé avec le locataire.

2.4 Répondre aux différentes mesures éducatives sociales

2.4.1 L’Accueil Familial Spécialisé, objectifs, organisation

En référence aux Annexes XXIV ( art. 33 à 47), l’Accueil familial spécialisé « a pour but de mettre à la disposition des enfants ou adolescents un environnement psychologique, éducatif et affectif complémentaire de celui qu’ils peuvent trouver dans leur entourage »

La dégradation des conditions de vie familiale, l’évolution du comportement de l’enfant en relation avec son handicap ou ses difficultés et, le plus souvent, l’interaction entre les deux, peuvent être à l’origine de graves perturbations qui engendrent des situations difficiles ou dramatiques, l’enfant ne pouvant plus être accueilli par le milieu familial de la même manière qu’il était auparavant. Le milieu familial activant ou réactivant alors les troubles de l’enfant, il est nécessaire d’introduire temporairement une certaine distance au niveau de cette relation.

Se pose alors la question de la mise en place d’un dispositif permettant d’interrompre ce processus et dans le même temps de moduler, contrôler, soutenir les relations interfamiliales dans un but de protection de l’enfant, d’aide de la famille et de restauration de liens familiaux.

Un Accueil Familial Spécialisé modulable sur les week-ends et les vacances associé à l’internat de semaine constituera le dispositif le plus fréquemment mis en place compte tenu des difficultés de la population accueillie. Dans ce cas, l’accueil sera défini comme permanent et intermittent (moins de 15 jours par mois), associé au semi-internat, ce dispositif sera réservé à des jeunes dont les troubles sont atténués.

L’Accueil Familial est spécialisé, il s’intègre au projet d’établissement et au réseau des actions mises en place dans le cadre des projets individualisés.  Le suivi de l’enfant ou de l’adolescent est assuré par l’équipe médicale, psychologique, éducative et pédagogique de l’établissement, la famille d’accueil fait partie de cette équipe, elle est associée, conseillée et soutenue. Elle participe à l’élaboration du projet pédagogique, éducatif et thérapeutique individualisé et apporte toute information intéressant la vie de l’enfant ou de l’adolescent ; elle participe aux réunions de coordination..

Le Service d’Accueil Spécialisé, est un service «  transversal  », fonctionnant avec l’IME. Ceci dans un souci, d’économie et d’efficacité favorisant le développement de la technicité. Il est piloté par l’assistante sociale en liaison avec les équipes concernées sous la responsabilité du directeur ou de son représentant, le chef de service.

2.4.2 Coordination du service

L’assistante sociale assure la gestion, le suivi, et la coordination du service.

  • Son rôle : recherche de familles d’accueil,
  • Information des candidats, la présentation de l’établissement, des contrats
  • Collecte de renseignements : qualité, agrément, logement…
  • Faciliter les démarches concernant les demandes d’agrément et assurer le suivi des agréments en liaison avec les services du Conseil Général.
  • Assurer les liaisons avec la famille d’accueil, veiller à la bonne intégration dans l’équipe, être à l’écoute des difficultés
  • Etablir les plannings de prise en charge
  • Veiller à ce que les liaisons s’établissent entre la famille légale et la famille d’accueil
  • Organiser la présentation et la visite du jeune, avec un membre de l’équipe.
  • Organiser la formation des assistants maternels

Le choix de la famille d’accueil est prononcé par le Directeur après avis de l’équipe pluridisciplinaire et observation des relations de l’enfant et de l’adolescent mis en présence de son nouveau milieu.

2.4.3 Besoins prévisionnels :

3 à 5 familles d’accueil ; habilitation Conseil Général et ARS

Une famille d’accueil peut prendre en charge 1 à 2 jeunes en fonction des plannings et contrats établis.

 

Rémunération de l’Assistant maternel CF Annexes Contrats entre l’Etablissement et la famille d’accueil

En référence à l’arrêté du Président du Conseil Général des Bouches du Rhône relatif à la rémunération des assistantes maternelles. Le temps travaillé correspond au nombre d’heures de prise en charge converties en nombre de jours. Rémunération soumise à cotisations

L’intervention de la famille d’accueil au niveau d’une journée déclenche la facturation d’un prix de journée d’internat dans tous les cas.

Activité prévisible :

L’assistante maternelle apporte une réponse ponctuelle adaptée à un besoin répertorié. Le contrat de travail débute au jour de première prise en charge de l’enfant et cesse lors de son départ définitif.

L’établissement, par le contrôle qu’il doit exercer peut à tout moment, s’il le juge nécessaire, mettre fin au placement.

Il s’agit d’un dispositif temporaire dont il est difficile d’anticiper le niveau d’activité. Cependant si l’on considère le fonctionnement de l’AFS, il apparait raisonnable d’envisager à minima l’activité suivante : prise en charge de 3 à 5 jeunes, tous les week-ends, la moitié des petites vacances et une semaine en été, soit 157 jours.

2.5 Mettre en place une prise en charge adaptée dans les Unités Autismes :

Trouble du Spectre Autistique (développer des échanges au niveau des équipes intra et extra muros)

2.5.1 Unités autisme adaptées enfants et adolescents

Depuis septembre 2012 deux unités spécifiques dans la prise en charge du trouble du spectre de l'autisme (TSA) ont été créées.

Nous nous basons sur les recommandations des bonnes pratiques de la HAS, du CRA et partageons un socle commun de connaissances.

2.5.2 Les usagers reçus présentent :

  • Une altération qualitative des interactions sociales.
  • Une altération qualitative de la communication.
  • Un caractère restreint, répétitif et stéréotypé des comportements, des intérêts et des activités.
  • Un retard ou caractère anormal du fonctionnement débutant avant l’âge de trois ans.

L’intégration dans les unités nécessite que le diagnostic de TSA soit posé. Les unités sont constituées en fonction de l’âge (unité 6 -13 ans et unités 13-19 ans) et de la sévérité de l’autisme (Déficience intellectuelle, Niveau de développement, Communication/Langage, Autonomie). Sans ce critère auparavant les unités appelée TED ouvraient trop de profils hétérogènes (DI sévères, polyhandicap)

2.5.3 Les critères d'inclusion :

  • Le diagnostic de TSA
  • Nécessité d’intégration dans une petite unité spécifique

2.5.4 Bilan d'évaluation spécifique à l'admission

Le diagnostic nécessite une évaluation médicale par le médecin psychiatre en première intention.

Le diagnostic est approfondi par les évaluations psychologiques : comportant des passations d’échelles (l’échelle de Vineland permet d’apprécier les capacités socio-adaptatives de l’enfant et l’échelle CARS qui permet d’évaluer le degré de sévérité de l’autisme et de procéder à l’évaluation de l’évolution). Un entretien parental permet le recueil des étapes développementales de l’enfant et l'accompagnement au diagnostic/parents-fratrie, des rencontres de l’enfant et des observations en situation.

Elaboration de profils pour une prise en charge personnalisée et la mise en place de projets psycho-éducatifs ; évaluer le fonctionnement cognitif et le niveau de développement :

Le PEP3permet l’élaboration de profils autour de domaines développementaux (cognition verbale/préverbale, langage expressif, langage réceptif, motricité fine, motricité globale, imitation visuo-motrice) complétés par des aspects plus souvent évoqués dans le cadre des comportements inadaptés : expression affective, réciprocité sociale, comportements moteurs et comportements verbaux caractéristiques.

Les résultats se présentent sous la forme d’un niveau de développement et d’un profil qui permettent de saisir les forces et les faiblesses de l’enfant. La prise en compte des émergences permet d’élaborer un Programme Educatif Individualisé en fonction d’objectifs. L’évolution sera mesurée chaque année avec ce test afin de réajuster les objectifs. Les WNV, WISC et Matrices de Raven permettent d’apprécier le niveau intellectuel. Ces évaluations nécessitent la collaboration et les observations des éducateurs.

Un bilan orthophonique est également effectué et comprend un entretien avec la famille : anamnèse, renseignements sur la manière dont se sont développés la communication et le langage, sur la manière dont l'enfant communique, comment ses parents s'adressent à lui, l'existence d'un système de communication augmentée, ses centres d'intérêts. L'observation de la communication de l'enfant a lieu dans son unité. La situation d'interaction pourra être filmée et enregistrée. On établit ainsi un relevé des acquis de l'enfant avec des points forts et des points à développer. L'accompagnement orthophonique permet d'amener, chaque fois que c'est possible, l’enfant à la communication verbale (orale et écrite).

Afin que l'enfant puisse exprimer ses besoins élémentaires, ses peurs, ses désirs, on met en place à chaque fois que c'est nécessaire une communication augmentative et alternative : objets, gestes, photos, images, pictogrammes, mots écrits. Il s'agit de mettre en place une communication plurimodale, simplifiée, lente et répétitive utilisée par tous les intervenants.

Un bilan psychomoteur est aussi indispensable pour examiner la motricité, les praxies et l’intégration sensorielle.

Nous nous entourons d'un réseau de partenaires du secteur sanitaire et medico-social (médecins, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs, structures : hôpitaux de Jour, CAMSP, SESSAD APAR, DUE, CRA, EREA…) que nous rencontrons régulièrement pour articuler et réfléchir les prises en charge. Nous avons pour projet avec l'IME les Parons de mutualiser nos ressources professionnelles par un échange de compétences éducatives.

2.5.5 La prise en charge dans les unités :

Les deux unités se composent de cinq enfants pour un encadrement de deux professionnels par unité (éducateurs, AMP). A terme l’établissement peut s'ouvrir sur la création d'une unité supplémentaire. Les unités sont encadrées par une équipe pluridisciplinaire (psychiatre, psychologues, infirmière spécialisée venant du secteur psychiatrique, rééducateurs)

Le contenu des activités découle de la coordination des interventions éducatives et thérapeutiques :

  • la structuration du temps et de l'espace : à chaque activité correspond un lieu (espace accueil, travail, détente, lecture, repas...) et un moment défini dans l'emploi du temps personnalisé de l'enfant ou de l'adolescent. Chaque activité fait l'objet d'une anticipation d'une préparation et d'un séquençage étape par étape permettant d'augmenter le confort, le bien-être et l’autonomie ainsi que les apprentissages. La structuration prévient les troubles du comportement.

  • Favoriser et stimuler la communication (socialisation) : proposer des méthodes de communication avec un outil alternatif au langage parlé de type PECS qui utilisent un support visuel (images, photos) généralisés à l’environnement de l’enfant (assurer la continuité du mode de communication entre le jeune, l’établissement et sa famille). En 2012 les professionnels et les parents ont assisté à une session de 8 séances d'information sur la méthode Makaton. Apprendre et développer les habiletés sociales. Aider à la reconnaissance et l’expression des émotions (support photo avec les émotions mimées/ imitation.)

  • Ouverture aux acquis : activités éducatives et pédagogiques (possibilités de passerelles de socialisation sur d’autres groupes éducatifs ou scolaires en SEES ou SIPFP). La scolarisation adaptée sera évaluée par les enseignants et flexibles en fonction du PAP. Une scolarisation avec d'autres dispositifs d'enseignements spécialisés peut être envisagée (DUE, ULIS TED de la Fare les Oliviers, Aix en Provence…).

Nous nous entourons d'un réseau de partenaires du secteur sanitaire associatifs et medico-social (médecins, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, éducateurs, associations APAR, FAVIE, ARAPIE, ... structures : hôpitaux de Jour, CAMSP, SESSAD APAR, DUE, CRA, EREA…) que nous rencontrons régulièrement pour articuler et réfléchir les prises en charge. Nous participons aux congrès conférences et journées d'informations sur le TSA.  Nous avons aussi pour projet de mutualiser nos ressources professionnelles par un échange de compétences éducatives entre IME.

  1. Journée type ou semaine type

2.6 Le projet SESSAD

Afin de répondre à l’évolution de la commande sociale d’intégration des enfants handicapés en milieu ordinaire et la demande des partenaires institutionnels relative à la prise ne charge précoce des enfants de petite section maternelle, nous demandons un nouvel agrément pour le SESSAD.

Géographiquement nous nous trouvons en zone rurale avec peu d’accès en bus pour se rendre aux CAMSP de Pertuis, d’Aix en Provence , Cavaillon ou Salon de Provence, ce qui freine la prise en charge régulière de l’enfant concerné, il est à noter que les familles concernées sont souvent monoparentales et que nombre d’entres elles n’ont pas de véhicule.

Demande d’agrément d’un SESSAD à partir de 3 ans.

Demande d’un poste d’éducatrice jeune enfant.

2.7 Offrir un parcours de formation aux jeunes dans le cadre des ateliers pré-professionnels et du CFA R FA

Le CFAFA R FA de l’IME le « Colombier »  a été voté au Conseil d’Administration le 14 avril 2012. Le CFA R FA a ouvert ses portes le 24 septembre 2012, date du premier regroupement (annexe… calendrier de regroupement).

2.7.1 La nécessité de créer un CFA FA

Depuis de nombreuses années existe un plateau technique occupant une place importante pour les adolescents. Ce plateau technique qui ne cesse de se diversifier est fréquenté par des jeunes âgés de 16 à 20 ans qui effectuent des stages au sein de la l’établissement et sur l’extérieur.

Les différents stages tels qu’ils sont organisés actuellement permettent aux jeunes de transférer leurs compétences acquises au sein de l’IME vers l’extérieur auprès de différentes entreprises (différentes communes, entreprises privées, ESAT, maison de retraite, collège, lycée et restaurants).

2.7.2 Buts :

  • Redynamiser l’ensemble des jeunes par l’intermédiaire du CFA R FA
  • Favoriser l’insertion professionnelle dans le milieu ordinaire.
  • L’intégration de certains jeunes au sein du CFA R FA leur permettra d’avoir un statut différent et valorisant en tant que salarié.
  • Formation qualifiante

Préparer dans le cadre de cette alternance Entreprise employeur de collectivité / CFA R FA, qualifications de niveau V (CAP, BEP, BP) ou de niveau IV (BAC PRO).

2.7.3 La particularité du CFAFA R FA de l’IME le « Colombier » :

L’IME possède une école (une unité d’enseignement) avec des enseignants spécialisés sur lesquels le CFA R FA métiers divers pourra s’appuyer et travailler en étroite collaboration avec une section à petit effectif. Il existe deux CFA R FA métiers divers dans le département : L’IME les Marronniers à Marseille et l’IME le «Colombier» établissement Public communal de la Roque d’Anthéron.

2.7.3.1 Qu’est- ce que L’apprentissage ?

L’apprentissage permet aux jeunes à partir de 16 ans d’acquérir une formation professionnelle qualifiante, validée par un diplôme. Par l’intermédiaire de l’apprentissage, on peut préparer un certificat d’aptitude professionnelle (CAP), un brevet d’études professionnelles (BEP), un brevet professionnel (BP)… La spécificité de l’apprentissage associe une formation en entreprise à des enseignements en Centre de formation d’apprentis ou en lycée professionnel.

Les jeunes en situation de handicap bénéficient d’aménagements de temps scolaires. La durée d’origine du contrat peut être augmentée d’un an si nécessaire, voire deux ans. 

Le projet concerne des jeunes âgés de 16 à 20 ans orientés par la CDAPH et ayant des capacités leur permettant d’intégrer une entreprise.

À ce jour 9 jeunes de l’établissement ont été recensés par l’équipe pluridisciplinaire. Trois d’entre eux ont trouvé une entreprise pour réaliser leur contrat d’apprentissage (2 en tant qu’agent Polyvalent de Restauration et 1 dans le domaine des travaux paysagés).

2.7.3.2 L’alternance :

Dans le cadre de la formation, l’apprenti est reçu, soit 3 semaines en entreprise à temps complet et une semaine de regroupement au CFA R FA la Roque d’Anthéron, soit sous une autre forme d’alternance qui peut être définie par le CFA R FA.

Durant son apprentissage, le jeune bénéficie d’un salaire (taux en fonction de l’âge) et de 5 semaines de congés payés.

La formation comporte plusieurs matières scolaires en fonction du métier choisi. Les matières scolaires comportent une base d’enseignement général ainsi des matières spécifiques suivant le diplôme visé ainsi qu’un enseignement pratique en entreprise.

L’enseignement pédagogique est dispensé par trois enseignantes et une directrice pédagogique. Le soutien scolaire est réalisé par deux éducatrices sur les temps de jour et d’internat. Une éducatrice spécialisée est chargé du suivi en entreprise et fait le lien avec le CFA R FA.

2.7.3.3 Nos partenaires :

Les collectivités territoriales (communes, CPA, Maisons de retraite…..) et les entreprises privées.

En conclusion beaucoup de nos jeunes souhaitent rompre avec une histoire parsemée d'échecs successifs, de désillusions, de rejets et de souffrance pour s'investir dans un projet de formation professionnelle mieux adaptée à leurs capacités d'acquisitions.

Leur faiblesse devient une force dès lors qu'ils retrouvent une confiance partagée, des compétences reconnues et une utilité à agir, c’est ce à quoi le CFA R FA antenne la Roque d’Anthéron « le Colombier »  aura pour mission de répondre.

2.7.4 Création d’un restaurant d’application

Comme son nom l’indique, c’est un outil pédagogique qui permet la pratique de la restauration collective, de la table et du service en salle dans des conditions réelles avec de vrais convives, le restaurant d’application sera dirigé par une éducatrice d’atelier cuisine.

L’objectif général sera d’amener les adolescents et les jeunes adultes à l’apprentissage d’un métier, à développer leurs compétences intellectuelles, relationnelles et sociales afin de viser l’épanouissement de chacun, d’améliorer leur qualité de vie, d’accéder à un maximum d’autonomie et, à terme, de favoriser l’insertion sociale et/ou professionnelle.

     2.7.4.1 Les objectifs :

  • Développer des compétences sociales et trouver une identité par le travail
  • Développer la créativité
  • Favoriser l’autonomie et la prise d’initiative
  • Favoriser la communication
  • Approfondir les connaissances pratiques et professionnelles

Ce groupe est composé de 8 jeunes passionnés par les métiers de la restauration dont quatre souhaitent en faire leur métier en se présentant au CAP d’Agent Polyvalent de Restauration, pour les quatre autres le plateau technique restera un outil pour leur redonner confiance et de développer leurs potentialités tout en tenant compte de leur rythme.

L’atelier technique est un moyen pour eux de mieux se connaitre, de développer leur personnalité et de préciser leur projet d’avenir.

La qualité du plateau technique actuel permet d’offrir aux jeunes des situations pratiques pour la préparation des repas. Lors de l’ouverture du restaurant d’application, les jeunes pourront allier préparation du repas et se perfectionner à la mise de table et du service.

Les jeunes évolueront dans un contexte nouveau, où les notions d’organisation dans le travail et la découverte du matériel professionnel nécessitent un temps de prise en charge individualisée. Cette nouvelle formule permettra d’enrichir les connaissances pratiques des jeunes et d’évaluer les compétences acquises.

Lors de certaines manifestations organisées par l’IME, les jeunes sont mis en situation dans le domaine de la préparation du repas et du service : par exemple la fête de noël, l’inauguration du CFA FA de l’IME le « Colombier », le forum organisé une fois par an par les jeunes majeurs du service, les 40 ans de l’IME…Le restaurant d’application reste un bon support pour développer la socialisation.

L’éducatrice d’atelier technique veillera à la prise de commande, à la préparation des plats commandés et le service en salle. Cette mise en œuvre reste toujours en lien avec le référentiel métier ainsi que les normes d’hygiène et sécurité en vigueur HACCP.

L’essentiel de l’évolution de l’élève réside dans le développement de sa dynamique propre, le faisant acteur essentiel de son progrès et de son devenir.

Conformément aux textes en vigueur, les prestations fournies se font sans bénéfice. Les prix pratiqués n’ont pas pour but de faire concurrence aux restaurants du village. Le but est de valoriser le travail des jeunes et de permettre à l’éducatrice d’atelier technique d’évaluer les compétences et connaissances.

2.7.5 L'atelier adaptation

L’atelier adaptation a pour mission d'accompagner des catégories de jeunes à besoins particuliers.

Au niveau institutionnel, il s'adresse à des Prés-adolescents et adolescents en situation d'handicap où en difficultés d'adaptation où d'apprentissage. A des jeunes ne pouvant s'inscrire dans la dynamique collective de la SIPFP (classe, atelier technique) et à des prés-adolescents en situation transitoire SEES4 – SIPFP.

         2.7.5.1 Les objectifs :

  • Répondre aux besoins en respectant la singularité de chacun.
  • Créer une dynamique respectant le rythme de chacun.
  • Développer la motricité fine.(coordination œil main ,réflexe ...)
  • Maintenir et développer leur motivation.
  • Stimuler les fonctions mentale et physique. (en préservant dans certaines situations l'attrait ludique).
  • Développer l'estime de soi et la confiance en soi.
  • Développer le langage, favoriser la communication et l’expression.
  • Développer de nouvelles compétences sociales.
  • Les sensibiliser au section d'initiation et première formation pré - professionnelle.
  • Les responsabiliser dans les actes pratiques de leur quotidien en milieu collectif tout en favorisant leur autonomie personnelle.
  • Travailler les attitudes et le comportement dans des situations d'exigence.
  • Donner du sens, comprendre ses actions. Faire le lien entre la diffusion d'une consigne et la mise en application, (attention, concentration).

 

 

créer des groupes de besoins

favoriser les petits groupes ; favoriser les activités variées valorisantes ; les activités psychomotrices

l’apprentissage par le modèle

la communication et le langage

jardinage

planification des prises en charge

Encourager les jeunes à interagir avec les autres jeunes

Activités manuelles créatives, expressives (perle, peinture, découpage, bricolage…)Jeux moteur, expression corporelle, mime…

Montrer, démontrer, situation plus complexe décomposer une tâche.

Symbole, pictogramme, employer des directives simples et les repérer si besoin

Semi, plantation, sensibilisation aux actions écologiques

Horaires et prise en charge régulières (résistance pour certains au changement)

                                      

2.8 SESSAD PRO

Demande d’agrément 16/25 ans

Le Service d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile Professionnel du Val de Durance (SESSAD Pro) a pour objectif principal l’accompagnement des jeunes vers la meilleure insertion sociale et professionnelle possible sur leurs territoires (dans les Bouches du Rhône, La Roque d’Anthéron, Lambesc, Charleval, Mallemort, Rognes, Pont Royal, Le Puy Sainte Reparade, Saint Cannat, Aix en Provence, Pelissanne, Salon de Provence, Gardanne et dans le Vaucluse, Pertuis, Cadenet, Lauris ).

Il vise à :

  • promouvoir la place des personnes en situation de handicap
  • éduquer, socialiser, rendre autonome, épanouir…
  • former à des compétences métiers
  • étayer scolairement en relation avec les réseaux de droit commun
  • accompagner sur le plan sanitaire et thérapeutique.

Le SESSAD Pro du Val de Durance soutient au plan éducatif et thérapeutique tout jeune reconnu par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (M.D.P.H) au début de la construction de son projet et jusqu’à la pérennisation de son insertion sociale et professionnelle en Milieu Ordinaire de Travail. Une réorientation vers le secteur protégé (Entreprise Adaptée, E.S.A.T) n’est pas exclue si les professionnels du SESSAD Pro estiment que l’intégration en milieu ordinaire n’est pas envisageable pour le jeune. Cette proposition d’accompagnement s’adresse au jeune, à sa famille, aux entreprises, aux organismes de formation et à tous les acteurs  (antérieurs, actuels ou futurs) pour s’assurer de la cohérence et de la faisabilité du projet.

 

 

Partie III : Les moyens pour réussir la mise en place des objectifs fixés

 

3.1 Les Moyens budgétaires : exploitation et investissements

Présentation du Prévisionnel exercice 2013 :

Bilan exercice 2012 :

  • 1er point positif : La progression de l’activité de l’établissement au niveau de l’internat est significative + 19 % en 2012, en semi internat l’activité baisse de 8%.Nous avons également augmenté l’activité au niveau du secteur des unités autiste. L’activité est satisfaisante face aux difficultés rencontrées dans le cadre de la vétusté des bâtiments.
  • 2ème point fort porte sur l’organisation des services, en particulier aux efforts des équipes qui travaillent dans des conditions difficiles, et aux enfants adolescents, jeunes adultes et aux familles qui acceptent des conditions architecturales à la limite du confort.
  • 3ème point important est le travail du Conseil de la Vie Sociale qui est très actif et participe à l’amélioration des conditions de vie des enfants en faisant remonter les besoins spécifiques, comme l’amélioration de l’hygiène des locaux, l’organisation et l’aménagement des douches, le changement des horaires des repas.
  • 4ème point concerne le personnel, et les relations entre la direction et les partenaires sociaux, le travail de concertation est favorisé. Les membres du « Comité Technique d’Établissement » ont élaboré, avec la direction un règlement de fonctionnement de cette instance. Le directeur a décidé pour les personnels contractuels sur des emplois permanents de reprendre leur ancienneté acquise dans l’établissement.
  • 5ème point concerne l’objectif et l’engagement de la direction de l’établissement pour le retour à l’équilibre budgétaire en 2013

Plusieurs réunions de travail avec la Délégation Territoriale de Bouches du Rhône l’ARS PACA ont permis de développer des axes ciblés :

  • Au niveau de la gestion des ressources humaines (mise en adéquation des personnels au regard des effectifs budgétés),
  • De l’amélioration de l’efficacité économique et financière de l’IME (avec l’aide du Trésorier et comptable public de l’établissement, l’amélioration de la situation de trésorerie, la gestion des emprunts, la gestion des créances …)
  • De la gestion des dépenses de fonctionnement,
  • L’analyse et le suivi de l’activité et la gestion des recettes et du recouvrement,
  • La recherche d’économie au niveau du projet architectural
  • La réalisation de la mutualisation de moyens avec le projet de création d’une cuisine centrale par la commune de La Roque d’Anthéron,
  • L’engagement de l’établissement de présenter le rapport d’évaluation interne en décembre 2012 et de rentrer dans la procédure d’évaluation externe en 2013
  • La volonté des équipes de l’IME de présenter le Projet d’Établissement pour la période 2012-2016

Pour cela, le Maire de La Roque d’Anthéron, l’équipe de direction de l’IME, ont présenté le 27 septembre 2012, lors d’une rencontre à l’ARS PACA à Marseille des demandes de crédits non reconductibles.

  • 6ème point est essentiel, un travail important a été réalisé par l’ensemble des personnels des services et des familles au sein des groupes da travail et du COPIL sur le Projet d’Établissement.

Des réunions des groupes de travail et du COPIL, ont été organisées, par la direction, entre les mois d’avril 2012 et d’octobre 2012, l’objectif était de prendre en compte les besoins des enfants, des personnels, des familles. Nous avons prévu l’aménagement des locaux et la réorganisation des services en fonction de la prise en charge globales des enfants.

  • 7ème point : le régime budgétaire et comptable applicable aux établissements médico sociaux :

Les modalités de mise en œuvre pour l’exercice 2013 du régime budgétaire et comptable des EPSMS ont été déterminées dans le cadre des orientations budgétaires indiquées dans la loi de finance de la sécurité sociale 2013, des axes d’orientations de la Caisse Nationale de la Solidarité et de l’Autonomie, du plan autisme, et des indications de l’ONDAM.

Le rapport budgétaire 2013, fait apparaître des points positifs et des mesures nouvelles en conformité aux axes du Projet d’Etablissement:

L’élaboration budget 2013 fait apparaître, au niveau de la section d’exploitation, les mesures nouvelles suivantes :

- Mesure Nouvelle n°1 BP 2013 :

Création de deux unités pour les enfants avec des troubles du spectre autistique.

Coût deux unités de 5 places : + 175 753.54 €

(Dont 25 000 € pour les mesures d’accessibilité aux bâtiments)

Création d’un ½ poste d’IDE (avec expérience en psychiatrie),

Création d’un poste temps plein d’Ergothérapeute

Le coût moyen d’une place en IME public 56 000 € (source GEPSO)

- Mesure Nouvelle n°2 BP 2013 :

Accueil Familial Spécialisé

157 jours * 3 familles * 206.46 € = + 122 676.66 €

Création d’un poste d’éducateur spécialisé ou assistante sociale en charge de suivre les familles et les jeunes placés.

- Mesure Nouvelle n°3 BP 2012: 

SESSAD Pro (agrément 16 à 25 ans) Transformation de 3 places de semi internat (passage de 59 places à 56 places de semi internat) en 5 places de SESSAD Pro (agrément 16 à 25 ans passage de 20 places de SESSAD à 25 places de SESSAD agrément 6 ans à 25 ans)

Budget principal IME : - 85 650 €

Budget Annexe SESSAD : + 85 650 €

- Mesure Nouvelle n°4 BP 2013 : 

Financement de l’évaluation externe

+ 15 000 €

Le Conseil d’Administration de l’IME du 23 octobre 2012 a défendu et de voter à l’unanimité les axes développés ci-dessus.

Avec la réforme budgétaire, nous devons continuer à avoir un suivi des recettes et une gestion rigoureuse des dépenses, sur l’exercice 2013, avec l’objectif de maintenir l’équilibre budgétaire, pour aborder les phases de travaux, en 2014, en menant une gestion prévisionnelle rigoureuse.

L’activité de l’établissement continue de se maintenir et même d’augmenter.

Autre remarque importante est la diminution de l’absentéisme en général et la mobilisation du personnel qui s’engage dans les nouveaux projets.

Cette situation démontre la nette amélioration du climat social et la reprise de la confiance du personnel dans l’avenir de l’établissement.

La capacité de l’établissement est de 109 lits et places, répartis de la façon suivante :

 

Objectif de capacité en 2013 : Fonctionnement 208 jours par an

Semi Internat mixte (6 ans à 20 ans) : 59 places en 2012 ; 56 places en 2013

Internat mixte (6 ans à 20 ans) : 30 places en 2013

SESSAD (6 ans à 25 ans) : 20 places en 2012 ; 25 places en 2013

Accueil Familiale spécialisé 5 places d’internat 365 jours en 2013

Présentation du BP 2012 exécutoire :

Activité en journées en 2012

Semi Internat : 10 939 journées

SESSAD (en DGF) : 4 120 journées

Section d’Investissement

Emplois 73 158.95 €

Ressources 73 158.95 €

Section d’Exploitation Budget Principal IME :

Dépenses d’Exploitation BP Principal 2012 :

Recettes d’Exploitation BP Principal 2012 :

Section d’Exploitation Budget Annexe SESSAD 2012 :

Dépenses d’Exploitation BP Annexe 2012 :

Recettes d’Exploitation BP Annexe AD 2012 :

Présentation du BP 2013 :

Activité en journées

Semi Internat : 7 846 journées

Unité Autistes : 1 706 journées

SESSAD (en DGF) : 5 160 journées

Section d’Investissement

Section d’Exploitation Budget Principal IME :

Dépenses d’Exploitation BP Principal 2013 :

Recettes d’Exploitation BP Principal 2013 :

Section d’Exploitation Budget Annexe SESSAD 2013 :

Dépenses d’Exploitation BP Annexe 2013:

Recettes d’Exploitation BP Annexe SESSAD :

3.2 Le Projet Social : moyens humains, évolution du tableau des effectifs GPMC

(cf annexe 7 plan d’action du projet social )

La motivation, l’implication des personnels, sa satisfaction sont favorisés par la mise en place d’espaces et de temps consacrés à l’expression, à l’écoute, à l’initiative et à la responsabilisation.

Le travail de supervision, d’échanges sur les pratiques professionnelles, et de régulation, favorisent la réflexion et la remise en cause constructive du personnel sur ses pratiques professionnelles.

Une gestion dynamique du personnel doit être recherchée. Il faut établir un lien entre les conditions de travail et mode de management et projet d’établissement. La démarche de projet exige un style de management participatif et ouvert.

Le processus d’élaboration du projet d’établissement doit jouer un rôle moteur d’investissement du personnel. Il est essentiel que chacun se pose les questions suivantes pour mieux le définir.        

Un travail est engagé avec les représentants syndicaux du CTE et CHSCT sur le Document Unique qui synthétise le travail sur la gestion des risques.

Des actions sont déjà menées au niveau de l’organisation et de la qualité du travail.

3.2.1 Information et Communication.

Il s’agit de développer et d’améliorer les outils d’information et de communication entre l’équipe de direction et les personnels ;

au travers de la mise en place de différents supports tels que :

  • Entretien avec les agents
  • Note de service
  • Affichage des informations, des calendriers de réunions, de synthèses etc…
  • A l’avenir boite mail nominative pour l’ensemble des agents de l’établissement etc…
  • Réunion « café-croissant » partage des orientations de l’établissement 

3.2.2 Amélioration des conditions de travail.

Il est possible d’améliorer les conditions de travail en agissant sur quatre axes principaux : l’organisation du travail, la gestion des compétences, l’encadrement, et le dialogue social. 
Il est ainsi possible de prévenir les risques professionnels et d’améliorer la santé au travail, de développer et gérer les compétences et les parcours professionnels des agents, de prendre en compte les évolutions de la population au travail (vieillissement, …) tout en conduisant les changements technologiques et organisationnels dont l’établissement a besoin pour se développer. 

Les agents peuvent rencontrer la direction ou le médecin du travail lors de leur visite d'embauche. Ils peuvent aussi s'adresser aux représentants du personnel de l’établissement ou à défaut, ils peuvent contacter l’organisation syndicale présente dans l’établissement.

Des actions sont déjà menées au niveau de l’organisation et de la qualité du travail.

Une formation du personnel des services généraux sur l’organisation du service bio nettoyage est engagée depuis juin 2012, avec pour objectif d’améliorer la qualité de la prestation, de valoriser et de professionnaliser le métier, afin de limiter l’absentéisme.

3.2.3 Management du personnel..

Le management du personnel est un management participatif. De nombreuses commissions ont été créées impliquant l’ensemble du personnel (Copil, Evaluation interne…).

Une organisation mutualisée et planifiée de la GRH va être mise en œuvre conjointement à la création d’une commission paritaire locale au sein de l’Ime dans le but de favoriser les avancements. Elle sera diffusée aux agents.

Il convient d’harmoniser les procédures de recrutement et de réactualiser les fiches.

3.2.4 Organisation du temps de travail.

La durée du travail effectif est fixée à 35 heures par semaine (ou 1 607 heures par an, ce qui représente 208 jours d’ouverture) de l’établissement, hors heures supplémentaires, dans les établissements publics hospitaliers. Le personnel de nuit a un travail effectif de 1476 h par an soit 32,5 h par semaine.

Le temps de travail effectif est le temps pendant lequel l'agent est à la disposition de son employeur et se conforme à ses directives sans pouvoir vaquer librement à ses occupations personnelles.

L'aménagement et la répartition des horaires de travail sont fixés par le chef d'établissement, après avis du comité technique d'établissement.

3.2.5 Formation continue.

 

Chaque année un plan de formation est élaboré en fonction des besoins des agents mais aussi selon les besoins de perfectionnement et d’évolution des services de l’établissement au vu du projet d’établissement, ainsi qu’aux nécessités de promotion interne.

Le plan de formation détermine les formations initiales et continues et les préparations aux concours qui seront organisées. 

Le financement du plan de formation est assuré par un organisme de formation l’ANFH (Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier) auquel l’établissement cotise.

Le plan de formation comporte également des informations relatives :   

  • aux congés de formation professionnelle,
  • aux bilans de compétences,
  • aux actions de validation des acquis de l'expérience (VAE),
  • au Droit Individuel à la Formation (Dif),
  • et aux périodes de professionnalisation.

Le plan de formation est soumis à l'avis du comité technique en CHSCT avant sa mise en œuvre.

Les agents sont ensuite informés des formations proposées par notes de service leur indiquant la nature des formations proposées, leur caractère obligatoire ou facultatif et les moyens de s'y inscrire.

L’établissement consacre au minimum 2,1 % de la masse salariale :

  • aux formations professionnelles initiales des agents sans qualification, accédant à un emploi dans la fonction publique hospitalière,
  • aux formations destinées à assurer l'adaptation des agents à leur poste de travail et le développement de leurs connaissances ou compétences,
  • aux préparations aux concours et examens professionnels,
  • aux études favorisant la promotion professionnelle, débouchant sur des diplômes du secteur sanitaire et social,
  • aux actions de reconversion,
  • aux préparations à la validation des acquis de l'expérience (VAE).

L’établissement doit aussi s'acquitter auprès de l'ANFH :

  • d'une cotisation annuelle destinée à la prise en charge des congés de formation professionnelle, des bilans de compétences et des validations des acquis de l'expérience (VAE),
  • et d'une contribution destinée à assurer le financement des études favorisant la promotion professionnelle, débouchant sur des diplômes du secteur sanitaire et social. 

3.2.6 Gestion Prévisionnelle des Métiers et des Compétences. (G.P.M.C.)

La Gestion Prévisionnelle des métiers et des Compétences est une logique d'anticipation, d'optimisation, d'adaptation et de valorisation des compétences destinée aux agents de l’établissement.
Elle doit permettre de faire coïncider les besoins en compétences de l’établissement et les projets personnels des agents.

Elle a été accompagnée par plusieurs décrets qui visent la modification des pratiques de Gestion de Ressource Humaine dans le secteur public. Il s’agit en particulier du décret du 21 aout 2008 sur la formation professionnelle tout au long de la vie et du décret du 29 septembre 2010 sur l’entretien professionnel.

La GPMC est aussi inscrite dans les recommandations du manuel de certification qualité des établissements sociaux et médico-sociaux émis par la Haute Autorité de Santé.

Il s’agit pour l’établissement d’intégrer la démarche métier-compétence dans la pratique quotidienne de gestion des ressources humaines notamment en matière de :

  • recrutement (élaboration des fiches de poste, identification et analyse des compétences et des besoins) ;
  • conduite des entretiens de formation et d’évaluation professionnelle ;
  • élaboration des plans de formation (développement des compétences au sein de l’établissement...) ;
  • analyse des départs prévisionnels à la retraite ;
  • accompagnement et orientation des parcours professionnels (prise en compte des évolutions des métiers, des aspirations de mobilité et des passerelles entre métiers...).

Il s’agit de définir pour l’avenir de l’établissement les besoins au regard de l’évolution des métiers, des compétences et des effectifs.

Un travail est engagé avec les représentants syndicaux du CTE et CHSCT sur le Document Unique qui synthétise le travail sur la gestion des risques, il devrait aboutir à une réalisation fin 2013.

3.2.7 Tableau des effectifs autorisés et demande d’ajustement.

Tableau des effectifs

Autorisé 2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fonctions

Nbre

E.T.P.

Sessad

Nbre

E.T.P.

Sessad

 

 

Directeur Hors Classe

1

1.00

0.10

1

1.00

0.10

   

ADC

1

1.00

0.10

1

1.00

0.10

   

Technicien Supérieur Hosp

1

1.00

0.10

1

1.00

0.10

   

Adjoint Administratif 2

1

1.00

0.10

1

1.00

0.10

   

Adjoint Administratif 2

1

1.00

0.10

1

1.00

0.10

   

Adjoint Administratif 2

1

1.00

0.10

1

1.00

0.10

   

Direction,Administration

6

6.00

0.60

6

6.00

0.60

 

 

Cuisine (M.O.P-A.T.E -AEQ)

3

2.50

 

3

2.50

 

1 aide cuisinier

Lingères (Agents de maîtrise)

2

1.50

 

2

1.50

     

Ouvriers d'entretien (OPS)

3

3.00

0.50

3

3.00

0.50

   

Jardinier OPS

1

1.00

 

1

1.00

     

Agent Entretien Qualifié

6

5.50

0.50

6

5.50

0.50

   

Plonge

1

0.50

 

1

0.50

     

Services Généraux

16

14.00

1.00

16

14.00

1.00

 

 

Assistantes Sociales

2

1.50

0.50

3

2.50

0.50

 

Cadres Socio-éducatifs

2

2.00

0.50

2

2.00

0.50

   

Assistants Socio-Ed -Ed.Spéc.

13

13.00

2.00

13

12.00

3.00

sessad pro

Moniteurs Educateurs

7

7.00

1.00

7

7.00

1.00

   

Moniteur Atelier

1

1.00

 

1

1.00

     

Moniteur Educ (Monit Atel)

2

2.00

 

2

2.00

     

Educateurs Technique Spéc

2

2.00

 

2

2.00

 

 

 

Educatifs

29

28.50

4.00

30

28.50

5.00

 

 

Aide Médico Psychologique

3

4.00

 

3

4.00

     

Aides Soignantes

1

1.00

 

1

1.00

     

I.D.E

1

1.00

 

2

1.50

 

IDE Psy.

 

Psychologues

2

2.00

0.50

2

2.00

0.50

   

Psychomotriciennes

2

1.00

1.00

2

1.00

1.00

   

Orthophoniste

1

0.50

 

1

0.50

     

Ergothérapeute

1

0.00

 

1

1.00

 

Ergothérapeuthe

Médecin Psychiatre

1

0.50

0.20

1

0.50

0.20

   

Contractuel Généraliste

1

0.50

 

1

0.50

     

Médical et Paramédical

13

10.50

1.70

14

12.00

1.70

 

 

Totaux avant instituteurs

64

59.00

7.30

66

60.50

8.30

   

 

               

Instituteurs E.N.

6

6.00

0.00

6.5

6.00

0.00

   

 

               

TOTAL

70

65.00

7.30

72.5

66.50

8.30

 

 

3.3 Le Projet architectural : plan pluri annuel d’investissement

 

 

 


Capacité de l’établissement IME :

  • semi internat : 59 places, dont 10 places autistes
  • 30 places :

Situation actuelle

L’établissement dispose d’un patrimoine foncier évalué à environ 3 hectares.

Il est organisé en plusieurs bâtiments, construits en 1972. Ceux-ci regroupent différents types d’activités. La surface totale du bâti est estimée à environ 3 500m² - surfaces dans œuvre.

PUBLIC AUTONOME LA ROQUE D’ANTHERON

Notice technique

Cette note technique fait référence aux documents réalisés par l’AEPRIM pour la restructuration et l’extension de l’établissement établi en 2009.

ETAT DES LIEUX

Les bâtiments actuels ont été réalisés en 1972 soit il y a 40 ans, avec une mise en service en avril 1973. La surface de ceux-ci est estimée à 3 574 m² dans œuvre pour 2 552m² de surface utile.

Sans parler de travaux d’entretien courants, on peut dire que l’ensemble du clôt couvert n’a pas évolué depuis l’origine. Les menuiseries sont à simple vitrage, les façades non isolées….soit des bâtiments très énergivores (consommation pendant les périodes hivernales les plus froides d’environ 400 litres de fuel par jour).

Le bâtiment B1 présente de nombreuses fissures structurelles qui nécessitent la réalisation de gros travaux de confortement (voir les rapports du bureau de contrôle et de EXSOL Géotechnique à ce sujet).

L’ensemble des équipements sont obsolètes (électricité, sécurité incendie, désenfumage, ascenseur, chauffage….). Les chaudières sont dans un état de vétusté avancé, ne respectant pas les normes anti-pollution, pas de groupe électrogène

L’accessibilité aux PMR n’est pas assurée / l’organisation des services n’est plus adaptée aux normes actuelles, certains services sont sous dimensionnés, aucune rationalisation des espaces, confort hôtelier obsolète, confusion des flux….présence d’amiante dans les sols

Une réhabilitation lourde est nécessaire pour remettre les bâtiments à niveaux. Cette réhabilitation doit s’accompagner d’une restructuration pour prendre en compte l’évolution des normes tant techniques qu’au niveau du confort des usagers et du personnel et du point de vue de l’organisation des prises en charge.

LE PROJET RE

Le projet réactualisé en 2012, nécessite une restructuration lourde des bâtiments actuels et une extension afin d’aménager les unités SEES et les unités autisme.

Le projet prévoit 3 262 m² de surface utiles pour 2 552 m² de surfaces actuelles soit 720 m² d’extension.

La restructuration permettra de repenser l’ensemble des flux afin de différencier les différents usages (public, personnel, logistique…), et de retraiter l’ensemble des services suivant une organisation spatiale cohérente avec les attentes des différents services, de supprimer les chambres à 4 lits pour des chambres doubles et des chambres individuelles avec des espaces de vies….

Le projet devra tenir en compte des contraintes liées au site à savoir le Plan de Prévention des Risques Naturels Prévisible, le règlement du PLU, et avoir une démarche HQE avec des bâtiments BBC. Le projet devra également employer toutes les énergies renouvelables.

Le site étant occupé un phasage des travaux sera à prévoir :

  • Réalisation de l’extension (SEES et unité autisme)
  • Réhabilitation des bâtiments par phases successives en réalisant des mutations temporaires

Les surfaces par entités prévues dans le programme de 2009 :

En restructuration de l’existant :

  • ACCUEILTED pour 224m²
  • Internat mixte (8 places pour garçons et 24 places pour filles) 786m²
  • Pole médical pour 166m²
  • L’administration pour 224m²
  • Logistique pour 427 m²

En extension :

  • SESSAD pour 150 m²
  • Le Pole d’activités Jeunes Majeurs pour 198m²

Les surfaces par entités prévues dans le programme de 2012 -2016 :

En restructuration de l’existant :

  • Restaurant d’application
  • Internat mixte (8 places pour garçons et 22 places pour filles) avec des chambres à 1 et 2 lits à 4 petits studios pour jeunes majeurs
  • Pole médical
  • L’administration
  • Logistique

En extension :

  • 4 unités SEES 40 enfants (6/15 ans) avec 2 classes pour 500 m²
  • Unités Autisme et TSA 10 enfants (6/20 ans) 300 m²

 

Estimation du coût travaux HT :

  • REHABILITATION :
  • 552 m² estimé à 4.600.000€ HT
  • EXTENSION :
    • 710 m² estimé à 1.600.000€ HT
    • Surcoûts liés au terrain et reprises des fondations: 480.000€ HT
    • COUT TOTAL TRAVAUX ESTIME : 6.680.000€ HT
    • COUT TDC 9 800 000 TDC

 

  • Choix de l’architecte 3° trimestre 2013
  • Etudes d’Avril 2013 à Février 2014
  • Appel d’offre travaux AVRIL/MAI 2014
  • Travaux de septembre 2014 à juin 2016

Le projet doit être réactualisé en 2013, il nécessite une restructuration lourde des bâtiments actuels et une extension afin de favoriser l’aménagement des unités SEES et les unités autisme.

REPARTITION DES SERVICES PAR NIVEAU

NIVEAU 0 ET 1

 

NIVEAU 2

 

NIVEAU 3

Partie IV Démarche qualité, d’évaluation et perspectives de développement

 

4.1 Evaluation interne et évaluation externe

Dans le cadre de la démarche qualité et certification de l’établissement (décret n° 2012-147 du 30 janvier 2012 relatif aux conditions de prise en compte de la certification dans le cadre de l’évaluation externe des établissements et services sociaux et médico sociaux), il est nécessaire de finaliser le rapport d’évaluation Interne pour le mois de décembre 2012 afin de mener l’évaluation Externe en juin 2013.

La loi n°2002-2 du 2 janvier 2002 introduit une obligation d’évaluation pour les établissements sociaux et médico-sociaux.

Son objectif premier a été d’engager l’établissement dans une démarche qualité.

Elle a permis à l’IME d’avoir une plus grande lisibilité, par un état des lieux du fonctionnement général afin de dégager des axes d’amélioration et de prévoir desajustements au niveau des accompagnements et des prises en charge des enfants adolescents et jeunes adultes.

Nous avons utilisé la démarche qualité pour impulser une dynamique au niveau des pratiques professionnelles en fonction des besoins de la population accueillie, en utilisant le plan de formation comme outil de développement et d’adaptation.

Gardons à l’esprit que l’évaluation interne est nécessaire comme outil d’aide à la décision et à la planification des actions à mener, en plaçant la satisfaction des besoins des enfants au cœur de la démarche.

Elle représente une opportunité pour engager une réelle réflexion sur l’amélioration continue d’actions plus adaptées aux besoins des enfants, en permettant aussi de poser un regard sur les pratiques professionnelles de l’établissement, et faire par exemple évoluer le travail en équipe, c’est un bon moyen également de déterminer la politique de l’établissement en faisant des choix stratégiques et en fixant des objectifs à atteindre dans le cadre des orientations du Projet d’établissement, tout en mettant en exergue la valeur du travail déjà réalisé.

Les atouts de l’IME Public Communal autonome de La Roque d’Anthéron sont multiples :

  • l’égalité de l’offre pour une bonne prise en charge éducative thérapeutique et pédagogique ;
  • le maintien et le renforcement du service public médico social ;
  • l’accès à une prise en charge de qualité et le traitement identique de tous les enfants adolescents et adultes handicapés sur le bassin de vie ;
  • la situation géographique qui permet d’éviter l’isolement et l’éloignement géographique dans la prise en charge, et de proposer un accueil spécifique au service public ;
  • organiser la permanence et une continuité des la prise charge de l’enfance handicapée sur le territoire ;
  • les coûts maîtrisés.

Enfin l’établissement doit se saisir de cette opportunité pour s’inscrire dans une véritable politique territoriale, exposer les points forts de la prise en charge, repris dans le Projet d’Etablissement, prévoir également le renouvellement des autorisations et enfin assurer aux autorités de tutelle, qu’il s’engage dans cette réelle démarche d’évaluation qui reste, je le rappelle une obligation légale.

4.2 Evaluation du Projet d’Etablissement.

Une phase fondamentale du Projet d’ Etablissement est la phase d’évaluation.

Elle doit être réalisée pendant l’élaboration du Projet d’Etablissement dans le cadre de bilans intermédiaires, pour permettre des ajustements en raison de l’évolution de l’environnement interne et externe comme le SROSM.

4.3 Programme de gestion des risques

 

Pourquoi un programme de gestion des risques ?

  • Pour répondre à l´évolution de la réglementation, aux attentes des usagers et de leurs familles, aux souhaits des professionnels de travailler dans un environnement qualitatif et sécurisé.

Ce programme est motivé par :

  • Une forte évolution sur le plan législatif et réglementaire, avec une prise en compte renforcée du droit des usagers et plus particulièrement du droit à la sécurité.
  • Des savoir-faire acquis dans les domaines de la réglementation concernant les établissements recevant du public (risques incendie, alimentaire, légionellose, ...) ainsi que la réglementation fixée par le code du travail en matière d'hygiène, sécurité et conditions de travail (document unique).

4.3.1 Définition du risque

Le risque se définit comme une possibilité d'événement redouté, ou reformulé, comme la probabilité de survenue d'un incident.

Les deux critères essentiels permettant de caractériser le risque sont la fréquence ou la probabilité d'occurrence des événements indésirables et la gravité de leurs conséquences. Le produit de ces deux critères quantifiés est la criticité du risque qui permet donc de le mesurer.

4.3.2 Objectifs

Un risque dont la fréquence est élevée et dont les conséquences sont graves est jugé inacceptable. À l'inverse, un risque est jugé acceptable lorsqu'il combine une faible probabilité d'occurrences et des conséquences dont la gravité est faible.

La gestion du risque consiste à élaborer et mettre en œuvre toute mesure permettant d'amener les risques inacceptables vers la zone de risques acceptables. Pour y parvenir, il faut réduire la fréquence des risques par des mesures de prévention et/ou réduire la gravité des conséquences par des mesures de protection.

4.3.3 Les leviers pour réussir

  • l'engagement de la direction
  • la compréhension des enjeux par tous les professionnels
  • la formation de l'encadrement et la sensibilisation de tous
  • la participation de tous les professionnels dans le processus de signalement
  • une fiche de signalement et une procédure simples et claires
  • l'intégration de la démarche de gestion des risques dans les stratégies portant sur toutes les pratiques
  • la communication régulière aux instances et aux professionnels des données de signalement et des actions d'amélioration validées
  • la confidentialité des données
  • une gestion non punitive des erreurs

4.3.4 Méthodologie

Méthodes et outils disponibles pour la gestion des risques en établissements de santé pouvant être utilisés dans le secteur médico-social :

  • approche par problèmes (document unique, recueil des événements indésirables, analyse des causes,...)
  • approche par référentiel (application des guides et recommandations, évaluation interne/externe, conformité aux textes réglementaires,...)
  • approche par processus (analyse des modes de défaillance, de leurs effets et de leur criticité, cartographie des risques,...)

Elaborer la politique et le Programme de gestion des risques à partir de 2014.

Se prémunir des risques, et limiter leurs conséquences passe par la mise en place d’un Comité de gestion des risques, avec implication de la direction.

  • Mesurer et évaluer les risques;
  • Lancer des actions visant à les prévenir et les réduire,
  • Trouver des solutions pour limiter leurs incidences.

Cette politique de gestion des risques nécessite une réelle cartographie des risques qui devront être identifiés et localisés.

La cartographie est définie dans un cadre structuré :

  • les risques génériques liés au management structurel ou fonctionnel (facteur humain, usager et le personnel, l’organisation des ressources humaines, les procédures, organisation, gestion du matériel, facteur opérationnel, structure des locaux, les comportements des personnels, les moyens matériels, bâtiments, équipements ; la communication interne et externe) 
  • les risques spécifiques
  • les éléments ou événements dangereux liésaux risques.

4.3.5 La typologie des risques en établissement médico-social est la suivante :

Les risques liés au séjour : maltraitance, chute, intoxication alimentaire, vol, malveillances.

  • Les risques liés au comportement des usagers : fugue, agressivité, refus de prise en charge, dégradations volontaires, suicide …
  • Les risques liés aux bâtiments et aux installations : hygiène (air, eau, surfaces, linge, transports), éclairage, bruits, température, amiante, plomb, insectes, risques électriques, incendie, portes et portails, ascenseurs, risques liés aux travaux. Un dossier de demande de subventions seradéposé au Agephip pour le financement des travaux pour l’accessibilité.
  • Les risques liés aux biens : inondation, dégât des eaux, effondrement, vétusté, incendie, vol, dégradations.
  • Les risques liés à la prise en charge : erreur thérapeutique, défaut de surveillance, défaut de soins, risque infectieux.
  • Les risques socio économiques : grève, perte d’activité, fermeture administrative, insuffisance financière, départs, pénurie de personnel.
  • Les risques liésau non fonctionnement : panne d’équipements, panne informatique, rupture d’alimentation, d’approvisionnement.
  • Les risques liés au système d’information : perte de dossier, défaillance de confidentialité, absence de consentement des familles et des enfants, défaut d’information de l’usager.
  • Les risques liés à l’environnement : déchets, pollution de l’air, de l’eau, le bruit, incendie.
  • Les risques naturels et environnementaux : foudre, séisme, tempête, inondation, températures extrêmes, neige, pollution.

La criticité du risque doit être évaluée, faible, moyen, élevée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

Le Projet d’Etablissement est un formidable outil de motivation, il permet à chacun des personnels de développer le sentiment d’appartenance et de réalisation de soi.

C’est un levier de mobilisation autour de valeurs communes, une démarche pour améliorer la qualité de la prise en charge et un nouveau challenge pour l’avenir.

Les orientations du Projet d’Etablissement seront inscrites dans un contrat d’objectif et de moyens, et s’organisera dans une démarche pluriannuelle de convention avec la tutelle.

Les objectifs et les éléments qui structurent du Projet d’Etablissement sont principalement le renforcement de la logique pédagogique, éducative, thérapeutique.

C’est une action globale organisée par la mise en œuvre de moyens médicaux, paramédicaux, psychosociologiques, éducatifs et pédagogiques adaptés.

Elle comprend :

  • Un approfondissement du diagnostic
  • l’élaboration d’un projet individuel
  • Sa mise en œuvre
  • L’évaluation régulière de l’action et son réajustement avec les différents professionnels de l’IME, les partenaires, ainsi qu’une guidance et un accompagnement dans les orientations (MDPH,CHS, SEGPA, CLIS, école).

L’ouverture de l’IME sur l’environnement doit se traduire par la réponse aux besoins des enfants à satisfaire au mieux, et par la volonté de s’inscrire avec la meilleure complémentarité possible dans l’ensemble du champ médico-social, en adéquation avec le Schéma régionale (SROSMS).

Sur le plan budgétaire, le Projet d’Etablissement doit prévoir l’ouverture d’autorisation de crédits nécessaire à sa réalisation et de justifier une meilleure gestion prévisionnelle des moyens alloués.

Enfin le Projet d’établissement a permis, dans son élaboration, de laisser une large place à l’écoute des enfants et des familles, la concertation, au dialogue social, cela a été l’occasion d’une réflexion collective sur les choix d’activités et un recentrage par rapport aux besoins ciblés grâce au diagnostic.

En terme de complémentarité, le Projet d’Etablissement a été un outil d’intégration, de décloisonnement, vecteur de mobilisation des professionnels, pour répondre le mieux possible à l’accueil, la prise en charge, à l’accompagnement, au projet que les enfants, adolescents et jeunes adultes sont en droit d’attendre.

« On ne s’implique efficacement que dans ce que l’on a contribué à créer » Honoré Bernard